Dans le cadre de
l’établissement de l’examen stratégique, le ministre responsable de
Postes Canada
a demandé au Comité consultatif
d’examiner les objectifs
d’intérêt public de
Postes Canada, sa capacité de demeurer
financièrement autonome et de confirmer la pertinence du Cadre
stratégique et financier pluriannuel de 1998.
L’examen stratégique était guidé par quatre principes directeurs énoncés par le ministre :
- Postes Canada
ne sera pas privatisée et demeurera une
société d’État;
- Postes Canada
doit maintenir un service postal universel,
efficace et
économiquement viable;
- Postes Canada
continuera d’agir comme instrument de
politique
d’intérêt public nationale en assurant la prestation de services
postaux
aux Canadiens;
- Postes Canada
continuera de fonctionner dans un
environnement
commercial et devrait atteindre un taux de rendement des
capitaux
propres raisonnable.
Le ministre a demandé au Comité consultatif
de se concentrer sur de
nombreux
secteurs, notamment :
- L’état du marché postal et de la concurrence postale;
- Les objectifs et les responsabilités d’intérêt public;
- Les activités commerciales;
- Les objectifs liés aux aspects financiers et au rendement.
À la partie I du présent rapport, le Comité consultatif a
examiné et analysé le monde
moderne de la poste, y compris les derniers faits nouveaux du marché
postal au Canada
et à l’échelle de la planète; l’opinion des Canadiens quant aux
questions postales;
les faits nouveaux liés aux services postaux dans de nombreux pays et
l’analyse de
Postes Canada
relativement au monde de la poste et ses points de vue sur
ce qui est
nécessaire pour être efficace et connaître du succès à l’échelle
mondiale.
En fonction des conclusions tirées à la partie I, le Comité consultatif
a présenté et
étudié à la partie II les cinq questions importantes demandant une
analyse approfondie.
L’analyse réalisée à la partie II jette les bases des recommandations du
Comité consultatif qui sont présentées dans la présente partie du rapport. Ces
recommandations sont axées sur les cinq questions étudiées à la partie II.
L’obligation d’assurer un service universel est au coeur du service postal, la raison d’être
de l’existence de
Postes Canada
à titre de société d’État et comme objet de la politique
postale publique. Compte tenu que
Postes Canada
fonctionne dans un environnement
de plus en plus financier et commercial, l’obligation d’assurer un service universel doit
être mieux définie et elle doit être communiquée de façon plus concrète par le gouvernement,
aux Canadiens et à Postes Canada, afin que tout le monde ait une vision
commune de ce que représente l’obligation d’assurer un service universel. Les principes
de ladite obligation devraient se traduire en termes opérationnels dans un Protocole
de service – un contrat entre Postes Canada
et le gouvernement du Canada.
Définir les paramètres de l’obligation d’assurer un service universel
- Le gouvernement devrait articuler ses attentes relativement à l’obligation
d’assurer un service universel et les communiquer à
Postes Canada
pour établir
une obligation universelle, abordable, opportune, accessible et de grande
qualité pour les lettres et les colis. Ces attentes devraient être communiquées
dans les secteurs suivants :
- La portée universelle de l’obligation d’assurer un service universel :
livraison à tous les Canadiens, aux entreprises et aux organismes, cinq
jours par semaine;
- Le contenu de l’obligation d’assurer un service universel : lettres, colis et
publications (y compris les journaux et les magazines);
- Les normes de livraison : un pourcentage garanti de livraison à temps
par secteur;
- La livraison : un service de livraison cinq jours par semaine, grâce à des
instruments appropriés aux besoins des collectivités, avec des exceptions
qui doivent être définies rigoureusement;
- L’accessibilité du réseau postal : un accès garanti aux comptoirs postaux
et aux boîtes postales selon une formule de proximité et un nombre
minimal de points d’accès;
- L’abordabilité : des prix uniformes pour des articles de courrier uniques
dans le secteur du privilège exclusif jusqu’à un poids convenu;
- Un service postal gratuit pour les documents à l’usage des aveugles;
- Une confirmation claire que le service postal en milieu rural au Canada
fait, par définition, partie intégrante de l’obligation d’assurer un service
universel.
L’obligation d’assurer un service universel en action – un Protocole de service
- Les attentes du gouvernement relativement à l’obligation d’assurer un service
universel devraient être énoncées et communiquées dans un Protocole
de service qui sera rendu public et qui fera partie d’un nouveau cadre lié
aux aspects financiers et aux services pour
Postes Canada. Le Protocole de
service fera partie d’un contrat entre le gouvernement et
Postes Canada.
Le Protocole de service proposé, intégré à l’annexe I de la
présente section, traitera plusieurs composantes essentielles pour le succès à long terme de
Postes Canada
:
- L’énoncé des principes sous-jacents
- L’obligation d’assurer un service universel
- Le secteur exclusif
- Les normes de livraison
- Le réseau de vente au détail
- Le réseau postal rural
- Les modes de livraison
- L’établissement des prix réglementés et non réglementés
- L’assurance de la conformité
- Les examens et les modifications
La mise en oeuvre du Protocole de service
- Le conseil d’administration de Postes Canada devrait être tenu responsable
du Protocole de service, qui sera mis en oeuvre par la haute direction
de Postes Canada. Le conseil d’administration devrait rendre compte
annuellement au public et au gouvernement en ce qui a trait au rendement de
Postes Canada
par rapport au Protocole de service. Cela devrait être effectué
en divers formats – sur le site Web de Postes Canada, dans le rapport annuel
de la Société, dans les communications régulières avec le ministre et dans les
rapports trimestriels au ministre, lorsqu’il y a lieu.
- Le ministre du ministère du portefeuille (actuellement Transports Canada)
devrait adopter des instruments appropriés pour perfectionner davantage
son expertise dans des secteurs nécessaires pour évaluer adéquatement si
Postes Canada respecte les objectifs établis.
- Le Protocole de service devrait être examiné et actualisé régulièrement, au
moins tous les cinq ans.
Le financement de l’obligation d’assurer un service universel
- Le Comité consultatif recommande que la responsabilité fondamentale
de Postes Canada
de maintenir un service universel continue d’être
principalement financée par son privilège exclusif relatif aux envois poste-lettres.
- Le Comité consultatif
recommande que l’obligation d’assurer un service
universel et le Protocole de service éclairent les calculs financiers et les
discussions entre le gouvernement, et servent de base pour l’élaboration des
plans d’activités et des plans d’entreprise de Postes Canada. L’entente entre le
conseil d’administration et le gouvernement devrait être validée tout au long
du processus d’évaluation pour veiller à ce qu’une vision commune existe. Il
est vraiment important que le gouvernement comprenne les incidences liées
aux aspects financiers et services du Protocole de service et la façon dont
l’obligation d’assurer un service universel et le Protocole de service servent de
point d’appui aux plans financiers de
Postes Canada.
- Le Comité recommande que les coûts de l’obligation d’assurer un service
universel soient calculés et intégrés au plan d’entreprise et au rapport
annuel.
Déréglementation
- Le Comité consultatif ne recommande ni une déréglementation générale du
marché postal ni une réduction du niveau existant du privilège exclusif de
Postes Canada, sauf pour le secteur indiqué au point no 10.
- Le Comité consultatif recommande que le courrier du régime international
de départ soit ouvert à la concurrence, comme c’est la pratique (même si cet
élément n’est pas régi par la loi), pour faire un pas vers la libéralisation des
marchés postaux qui se déroule à l’échelle internationale.
Objectifs d’intérêt public
-
Le Comité recommande que
Postes Canada
n’ait pas à subventionner les
objectifs d’intérêt public ou à payer pour ceux qui ne font pas explicitement
partie de l’obligation d’assurer un service universel.
Les objectifs d’intérêt public pris en considération par le Comité sont les
suivants :
- Le tarif des livres de bibliothèque
- Les envois francs de port pour le gouvernement
- Le programme aliments-poste
- Le programme d’aide aux publications
Le caractère de chacun de ces objectifs d’intérêt public varie considérablement
et nécessite donc une attention individuelle.
- Pour ce qui est du tarif des livres de bibliothèque, le Comité consultatif
n’a pas été en mesure de déterminer clairement quel ministère fédéral
est responsable de cette activité. Cela explique peut-être pourquoi cette
obligation a historiquement été dévolue à Postes Canada. Conformément
au principe susmentionné, le Comité ne croit pas que cet élément devrait
être subventionné par
Postes Canada
sur une base permanente. Étant donné
que la majorité des transactions sont intraprovinciales, cela semble une
responsabilité principalement provinciale qui pourrait ou non nécessiter un
soutien du gouvernement fédéral sur une base permanente. Dans tous les cas,
ceci est clairement une décision qui devrait être prise par le gouvernement
fédéral.
- Le Comité consultatif recommande que
Postes Canada
traite le tarif des livres
de bibliothèque selon « une approche ponctuelle axée sur le grand volume
de consommateurs » pour veiller à ce que les bibliothèques reçoivent des
remises en fonction du volume et d’autres remises commerciales disponibles
pour les consommateurs commerciaux à grand volume.
- En ce qui concerne les envois francs de port pour le gouvernement, le principe
de l’utilisateur-payeur semble s’appliquer pleinement, car le gouvernement
reconnaît que
Postes Canada
devrait recevoir une indemnisation pour cette
catégorie de courrier. Toutefois, il existe un aspect de transaction commerciale qui doit être examiné par les parties (c.-à-d.,
Postes Canada
et le Parlement)
pour s’assurer que Postes Canada
ne subventionne pas indirectement ce
programme par le biais du modèle d’établissement des prix actuellement en
place.
- Le programme aliments-poste semble être exécuté selon le principe de
l’utilisateur payeur, et le seul point litigieux est le taux de majoration que
Postes Canada
est autorisée à facturer. Le Comité consultatif
croit que c’est
là une question de nature commerciale à résoudre entre les deux parties.
Il considère également que Affaires indiennes et du Nord Canada devrait
envisager la possibilité de soumettre ces services aux appels d’offres selon le
principe de la rémunération des services.
- En ce qui a trait au programme d’aide aux publications (PAP), le Comité
est informé que l’obligation actuelle de
Postes Canada
de contribuer à
la subvention du PAP pour l’expédition des publications prendra fin en
mars 2009 (la contribution au PAP de
Postes Canada
équivaut environ à sept
cents par copie expédiée par courrier). Le Comité estime que l’obligation de
Postes Canada
liée au PAP ne devrait pas être renouvelée.
- Le Comité recommande également que la formule d’établissement des prix
axée sur la distance pour l’expédition des publications devrait être revue
afin que les milieux ruraux du Canada ne soient pas indûment affectées
par les conséquences de ce type de structure d’établissement des prix pour
l’expédition des publications.

Postes Canada
doit disposer d’un réseau postal suffisant et moderne, assorti d’une
technologie de pointe, et de processus et de produits concurrentiels, pour être en
mesure de remplir son obligation d’assurer un service universel au sein d’un marché
concurrentiel et d’une manière financièrement autonome. Le Comité consultatif
croit
fermement qu’assurer la capacité continue de
Postes Canada
à remplir son obligation
d’assurer un service universel est une question sérieuse, qui doit être résolue de façon
prioritaire. À ce sujet, le Comité consultatif
signale que le gouvernement a accepté le
principe général que
Postes Canada
doit grandement moderniser son réseau lorsqu’il
a accepté son plan d’entreprise de 2008-2012.
Plan de modernisation
- En vue d’améliorer la clarté et la communication entre
Postes Canada
et
le gouvernement du Canada, le Comité consultatif
recommande que le
gouvernement demande au conseil d’administration de
Postes Canada
d’élaborer et de présenter un plan de modernisation pluriannuel à titre de
composante supplémentaire de la présentation du plan d’entreprise de
2010‑2014. Le plan et la présentation devraient contenir ce qui suit :
- Un énoncé décrivant clairement les activités précises à
entreprendre au
cours de la période visée par le plan et les dépenses annuelles en
capital
requises pour exécuter le plan de modernisation;
- La détermination et la quantification des sources financières
(internes
et externes) et des besoins;
- Une analyse des retombées sur le plan de la productivité et des économies escomptées en ce qui a trait à la main-d’oeuvre;
- Un programme ou un échéancier démontrant la date correspondant au seuil de rentabilité, les gains nets découlant de la
modernisation, la
possibilité d’introduire des nouveaux produits ou services et
d’autres
résultats.
- Le Comité consultatif recommande qu’une mise à jour du plan de
modernisation de Postes Canada
soit intégrée au plan d’entreprise de la
Société chaque année, pour la durée de sa mise en oeuvre.
- Le Comité consultatif suggère que le conseil d’administration prenne en
considération l’établissement d’un comité de modernisation pour cette
initiative axée sur l’amélioration de la productivité et des dépenses en capital
importantes, composé de membres du conseil d’administration qui ont une
expertise et une expérience suffisantes pour exercer une diligence raisonnable
appropriée et surveiller la gestion des risques.
Financement et accès au capital
- Le Comité consultatif recommande que le plan de modernisation soit
considéré dans le contexte élargi du Cadre financier révisé, du Protocole de
service et du plan d’entreprise élargi de
Postes Canada, afin que
Postes Canada
dispose de la capacité adéquate pour financer le plan de modernisation.
- Le Comité consultatif recommande que le conseil d’administration ait
accès au niveau d’emprunt approprié en fonction du plan financier élaboré
pour appuyer le plan de modernisation et à la capacité de
Postes Canada
à
produire des fonds et des résultats. Le Comité consultatif
considère que le
niveau d’emprunt devrait être établi à 1,7 milliard de dollars.
Main-d’oeuvre et productivité
Un plan de modernisation fructueux doit contribuer à supprimer l’obsolescence
et à accroître la productivité, pour permettre à
Postes Canada
de remplir son
obligation d’assurer un service universel de manière viable sur le plan financier.
Ceci devrait entraîner des ajustements à l’effectif.
Postes Canada
souligne à la
page 22 de son mémoire que de nombreux employés prendront leur retraite ou
quitteront la Société au cours de la prochaine décennie.
- Le Comité consultatif recommande que le gouvernement appuie la réalisation
du plan de modernisation de
Postes Canada, en ce qui a trait aux occasions
de faciliter les départs à la retraite et la réduction naturelle de l’effectif au
cours de la période visée par le plan de modernisation et au-delà.
- Le Comité consultatif recommande qu’un organisme indépendant travaille
avec Postes Canada
et ses syndicats pour examiner les conventions collectives
existantes, afin de déterminer si certaines parties pourraient freiner le plan
de modernisation ou entraver les améliorations en matière de productivité
nécessaires pour assurer l’autonomie financière de Postes Canada
ou
autrement compromettre la viabilité à long terme de Postes Canada.
- Le Comité consultatif recommande que le gouvernement permette à
Postes Canada
d’introduire un plan d’actionnariat pour les employés dans
le cadre de ce processus, afin d’accroître la participation des employés au
processus et leur appropriation du processus.
- Le Comité consultatif recommande que Postes Canada soit encouragée
à continuer d’intensifier ses efforts en vue d’améliorer la productivité. Le
Comité appuie le développement accru du rendement et des paramètres
axés sur les coûts pour faciliter la détermination et le suivi des indicateurs
de productivité principaux pertinents pour les pratiques d’amélioration
des activités de Postes Canada.
Il recommande également d’intégrer les
indicateurs de rendement principaux au cadre de rendement financier et au
rapport annuel de Postes Canada
afin de mieux démontrer les résultats et
d’expliquer les tendances.
Obligations environnementales
- Le Comité consultatif recommande que la planification, l’approbation et la
mise en oeuvre du plan de modernisation de Postes Canada
soient guidées par
l’attente relative à la réduction de l’empreinte écologique de Postes Canada.
Cette approche devrait influencer les initiatives existantes et elle
devrait être formulée dans le cadre du plan de modernisation. Des jalons
devraient être établis en fonction des éléments pour lesquels le conseil
d’administration doit présenter les progrès réalisés dans son rapport
annuel.

La Loi sur la Société canadienne des postes et le Cadre stratégique et financier de 1998
exigent que Postes Canada
remplisse son obligation d’assurer un service universel de
manière autonome sur le plan financier. En sus du plan de modernisation, le gouvernement
et Postes Canada
doivent parvenir à une vision commune de ce qui est requis au
moyen des plans financiers et en fonction des besoins.
Cadre financier
- Le Cadre stratégique et financier de 1998 devrait être reformulé en tenant
compte de la clarification des exigences relatives à l’obligation d’assurer un
service universel dans le Protocole de service, des investissements à long terme
prévus dans le plan de modernisation et d’autres considérations contenues
dans le présent rapport.
- Le Comité consultatif recommande que le conseil d’administration dresse
un plan à long terme quant à la viabilité financière, à des fins de discussion
avec le ministère actionnaire et d’approbation par celui-ci. Ce plan devrait
aborder les coûts liés au Protocole de service et les investissements prévus
dans le plan de modernisation, de même que les sources de financement
disponibles au chapitre du privilège exclusif et des marchés concurrentiels.
Un Cadre financier révisé (annexe II) a été élaboré pour faciliter le respect des
exigences et stimuler la discussion.
Sources de financement
- En plus des revenus que Postes Canada
retire de son privilège exclusif et de
ses produits commerciaux, le Comité consultatif
recommande que le conseil d’administration travaille avec le gouvernement pour conclure des accords
dans les secteurs suivants :
- L’accès à une capacité accrue de financement et d’emprunt – 1,7 milliard
de dollars – selon les plans et des critères appropriés.
- Le plafonnement du tarif de base de la poste-lettres établi aux deux tiers
de l’IPC a eu pour résultat que les prix fixés sont relativement bas par
rapport aux autres pays examinés par le Comité consultatif
et aux coûts
de Postes Canada.
Le Comité consultatif
recommande que la formule
actuelle soit remplacée par une nouvelle formule qui reflète mieux les
facteurs qui influent sur les dépenses de Postes Canada,
comme les coûts
liés à la main-d’oeuvre et au transport. À tout le moins la formule choisie
devrait représenter le plein IPC.
- L’élaboration d’un plan pluriannuel sur l’établissement des prix, axé sur
le plan d’entreprise quinquennal de Postes Canada,
pour réglementer les
produits couverts par le privilège exclusif, pour donner lieu à des prix
plus réalistes, à des prévisions plus certaines en ce qui a trait aux revenus
et à une prévisibilité accrue pour les utilisateurs de services postaux.
(Voir la section Gouvernance pour les mécanismes d’établissement des
prix).
- Sous réserve de l’approbation du gouverneur en conseil, une
augmentation ponctuelle importante du prix des timbres pour les
envois poste-lettres pourrait être nécessaire pour assurer une autonomie
financière continue.
- Une approche de financement au fur et à mesure pour les objectifs
d’intérêt public afin d’offrir une compensation commerciale à
Postes Canada
pour les coûts engagés dans ces secteurs, pour veiller
à ce que les subventions versées involontairement aux programmes
gouvernementaux s’arrêtent.
- Un assouplissement des obligations de verser des dividendes pour les
périodes d’investissements en capital importants au cours de la mise en
oeuvre du plan de modernisation.
Obligations en matière de prestations de retraite
Les obligations en matière de prestations de retraite de Postes Canada
constituent
une menace très sérieuse à la réussite du plan de modernisation. Ces obligations peuvent
détourner des ressources financières considérables de la modernisation. Des
problèmes particuliers sont notamment les obligations en matière de solvabilité pour
ce qui est des prestations de retraite, les besoins relatifs aux cotisations de retraite et
les exigences liées aux avantages sociaux après retraite. Cette menace est très préoccupante
compte tenu du climat économique actuel.
- Le Comité consultatif recommande que le gouvernement travaille avec
Postes Canada
pour veiller à ce que les deux parties comprennent clairement
la nature urgente des exigences en ce qui a trait aux prestations de retraite
de Postes Canada
et leurs incidences, afin que des mesures appropriées
soient prises pour éviter les entraves au programme de modernisation et aux
améliorations escomptées sur le plan de la productivité.
- De plus, le Comité consultatif recommande que les prochains plans
d’entreprise continuent de saisir pleinement ces préoccupations et que ces
dernières soient traitées dans le plan d’activités/les modèles d’établissement
des prix une fois que Postes Canada
et le gouvernement du Canada auront
convenu de la marche à suivre pour répondre aux besoins de revenus.
Activités commerciales concurrentielles
- Le Comité consultatif, qui reconnaît que l’obligation d’assurer un service
universel est coûteuse, croit que Postes Canada
devrait tenter d’optimiser
ses réseaux pour développer des activités complémentaires et des flux de
rentrées, dans la mesure où ces activités sont liées à ses affaires fondamentales.
L’étude des coûts annuels de la Société pourra être utilisée pour vérifier qu’il
n’y a pas d’interfinancement entre les revenus découlant du privilège exclusif
et les activités commerciales.
- Le Comité consultatif recommande que Postes Canada
soit autorisée
à fonctionner comme une entité commerciale au sein des marchés
concurrentiels où elle est actuellement présente.
- Le Comité consultatif recommande également que le gouvernement clarifie
ses attentes à cet égard et les communique, en précisant les situations dans
lesquelles Postes Canada
peut ou ne peut pas faire d’acquisitions, pénétrer
des nouveaux marchés et prendre part à des activités internationales.
- Quand le gouvernement indique à Postes Canada
qu’il juge qu’elle peut agir,
et pour permettre au conseil d’administration de réagir rapidement en ce
qui a trait aux occasions d’affaires, le Comité considère que le gouvernement
devrait donner au conseil d’administration le pouvoir de dépenser jusqu’à
100 M$ pour une seule transaction sans demander une autre autorisation.
Partenariats
Le Comité consultatif souligne la mesure dans laquelle les accords de partenariats et
les projets conjoints voient le jour dans les postes à l’étranger. Cette approche a le
mérite de dresser un nouveau portrait pour les postes en ce qui a trait au financement,
aux pratiques, aux idées, à la culture et au personnel.
- À titre de principe, le Comité consultatif
recommande que le gouvernement
du Canada encourage les initiatives de Postes Canada
visant à conclure des
partenariats. Cela peut aller des projets conjoints aux partenariats officiels avec
d’autres entreprises. Cela peut également comprendre l’accès au réseau (tri,
distribution, ventes), l’exploitation en commun ou le partage des ressources
de transport et de la capacité avec d’autres sociétés et/ou des concurrents.

Le Comité consultatif souligne l’intense intérêt porté aux questions postales dans les
milieux ruraux au Canada. Le Comité consultatif
croit que le gouvernement doit clarifier
ses attentes dans ce secteur et que Postes Canada
devrait par la suite les communiquer
aux Canadiens.
Les services postaux ruraux et l’obligation d’assurer un service universel
- Afin de mettre un terme à la confusion et à l’anxiété, il est recommandé
que le gouvernement déclare explicitement que les services postaux ruraux
font partie intégrante de l’obligation d’assurer un service universel et qu’ils
ne constituent pas un objectif d’intérêt public à l’extérieur du cadre de
l’obligation d’assurer un service universel.
Définition du terme rural
- Le Comité consultatif souligne que la définition du terme rural appliquée
par Postes Canada
en ce qui a trait aux bureaux de poste et aux réseaux
de livraison est désuète. Le Comité consultatif
recommande d’établir une
définition plus réaliste du terme rural en prenant comme point de départ
l’énoncé suivant : « des collectivités de 10 000 habitants ou moins ».
Moratoire sur la fermeture des bureaux de poste ruraux
- Le Comité consultatif croit qu’un examen du moratoire sur la fermeture
des bureaux de poste a déjà trop tardé, compte tenu que des nombreux
changements survenus dans de nombreuses parties des milieux ruraux au
Canada depuis que le Cadre de 1998 a été adopté. Le Comité recommande
que la définition du terme rural susmentionnée soit appliquée à la liste du
moratoire pour retirer de cette liste les collectivités qui sont clairement de
nature urbaine. Voici des exemples précis des collectivités cernées : Abbotsford,
Colombie-Britannique; Lethbridge, Alberta; Timmins, Ontario; Boucherville,
Québec; et Moncton, Nouveau-Brunswick. Cela permettra de concentrer les
discussions et les actions futures sur les collectivités réellement rurales en
plus de permettre à Postes Canada
de fournir des services dans ces centres
urbains comme partout ailleurs dans des collectivités de taille et de nature
équivalentes au Canada comme le prévoit la Loi sur la Société canadienne des
postes.
- Le Comité consultatif recommande qu’un nouveau mécanisme plus explicite
soit élaboré pour remplacer le moratoire par un ensemble de règles et de
lignes procédurales claires qui permettront de préserver et de combler les
besoins en matière de services postaux en milieux ruraux au Canada, mais
qui donneront aussi à Postes Canada
un certain niveau de souplesse pour
composer avec les questions émergentes liées à la prestation de services
postaux en milieu rural.
-
Le Comité est d’avis que toutes les parties – les collectivités rurales, les
utilisateurs des comptoirs postaux ruraux, Postes Canada
et le gouvernement
– profiteraient de l’inclusion spécifique des services ruraux dans le cadre de
l’obligation d’assurer un service universel. Le Comité recommande que des
détails complémentaires soient intégrés au Protocole de service pour définir
davantage les attentes du gouvernement quant à ce que Postes Canada
doit
continuer d’appuyer en ce qui a trait aux services postaux ruraux, à long
terme. Ceci devrait comprendre des références précises au minimum requis
quant au nombre et à l’emplacement des comptoirs postaux ruraux, aux
niveaux d’accès et de service à fournir aux Canadiens qui vivent en milieu rural et au processus à suivre lorsque l’on songe à la fermeture de bureau de
poste, à des rationalisations ou à des transitions.
-
Il est également recommandé que ces obligations précises soient plus
amplement explicitées par Postes Canada
grâce à un processus de consultation
significatif auprès des Canadiens vivant en milieu rural, et que les conclusions
et l’approche qui en découlent soient clairement expliquées et par la
suite rendues publiques par le truchement du site Web de Postes Canada
lorsqu’elles auront été approuvées par le gouvernement.
-
De plus, il est recommandé que les obligations relatives aux services postaux
ruraux exigées dans le cadre de l’obligation d’assurer un service universel et
du Protocole de service proposé soient par la suite intégrées et entièrement
reflétées dans les plans d’activités et les plans d’entreprise de Postes Canada.
L’approche proposée axée sur la proximité pour les services ruraux, qui a été
examinée à la partie II, devrait être prise en considération en même temps que
cette recommandation.
Modes de prestation et d’accès
Le Comité consultatif souligne que des transformations afférant à la démographie, au
transport, à la culture et à l’économie ont altéré le caractère et la répartition des collectivités
en milieu rural et continueront de le faire.
- Afin de trouver un juste équilibre entre l’obligation d’assurer un service
universel et l’autonomie financière, et de prendre en considération le
caractère évolutif des collectivités rurales, des modes de vie, des modes de
transport et des communications, le Comité consultatif
recommande que
Postes Canada
consulte proactivement les collectivités rurales, lorsque des
occasions se présentent, en vue d’examiner et de déterminer les autres modes
de prestation et d’accès au réseau qui permettraient de combler les besoins
des collectivités adéquatement et qui favoriseraient l’autonomie financière
de Postes Canada.
-
Le Comité consultatif recommande que Postes Canada
soit autorisée à utiliser
les comptoirs postaux privés à titre d’option de prestation de services dans
les milieux ruraux au Canada, lorsque les critères en matière de proximité et
de services sont pleinement respectés et que cette option est rentable.
-
Le Comité consultatif recommande que Postes Canada
inclue spécifiquement
dans son rapport annuel un aperçu des modes de prestation qu’elle utilise,
en indiquant le nombre d’adresses desservies avec chacun des modes de
prestation, les coûts financiers et l’incidence environnementale sur une base
unitaire.
-
Le Comité consultatif recommande que la viabilité continue de la livraison aux
boîtes aux lettres au bout des entrées de cour (également appelée la livraison
aux boîtes aux lettres rurales en bordure de la route) soit reconsidérée où des
préoccupations relatives à la sûreté de la circulation existent comme indiqué
dans l’examen de sécurité de la circulation en milieu rural de Postes Canada.
Ces préoccupations revêtent une importance particulière lorsque la livraison
est effectuée sur des routes où la limite de vitesse prescrite est de 80 km/h
ou plus.

Le Comité consultatif croit que le fait de revigorer le régime de gouvernance postale
contribuera grandement à atteindre les résultats visés des recommandations présentées
dans les quatre sections précédentes.
Depuis la transformation du ministère des Postes en la Société canadienne des postes,
il y a eu un transfert lent mais continu des pouvoirs et du contrôle des ministères et
des organismes gouvernementaux vers le conseil d’administration de Postes Canada.
Les recommandations du Comité consultatif
représentent un pas de plus dans cette
évolution.
-
À titre de principe directeur, et compte tenu du caractère unique de
Postes Canada
et de son environnement opérationnel hautement commercial,
le Comité consultatif
croit fortement que la surveillance des activités de
la Société devrait relever principalement du conseil d’administration. La
Loi sur la gestion des finances publiques et la Loi sur la Société canadienne
des postes assignent cette fonction au conseil d’administration (LGFP, art.
109, Loi sur la SCP, art. 10). Le conseil d’administration est et devrait être
redevable au Parlement par l’entremise du ministre responsable. Dans
ce contexte, le Comité consultatif
recommande que le gouvernement
réexamine sa relation de gouvernance avec Postes Canada,
pour veiller à ce
que le conseil d’administration puisse exercer les pouvoirs et jouisse de la
souplesse nécessaire pour gérer la Société de manière responsable dans une
optique commerciale, tout en respectant pleinement ses responsabilités liées
à l’obligation d’assurer un service universel.
-
À titre d’objectif général, le Comité consultatif
recommande que les rôles,
les responsabilités et les pouvoirs respectifs du conseil d’administration, de
la haute direction de Postes Canada
et du gouvernement soient mis à jour,
clarifiés, communiqués à tous, transparents et axés sur l’obligation de rendre
compte.
Afin de renforcer ce qui a été dit, le Comité consultatif
croit qu’il est important
d’établir simultanément le niveau approprié de pouvoir du conseil d’administration
de Postes Canada,
tout en clarifiant le rôle de surveillance du gouvernement en ce qui
a trait à la Société.
Le conseil d’administration
Le Comité consultatif est d’avis que le conseil d’administration
devrait être responsable de la viabilité générale de Postes Canada
et du respect des responsabilités liées à l’obligation d’assurer un
service universel. À cette fin :
- L’expertise et l’expérience du conseil d’administration
devraient couvrir toutes les dimensions de la Société, des finances
et de la comptabilité, des activités commerciales aux relations de
travail, à la technologie, aux questions d’intérêt public et
l’appareil gouvernemental;
- Pour veiller à ce que le conseil d’administration dispose de
l’expérience et de l’expertise dans le domaine des questions
d’intérêt public et de l’appareil gouvernemental, le Comité
consultatif recommande que le conseil d’administration compte parmi
ses membres un sous-ministre ou un sous-ministre délégué, actuel ou
ancien;
- Le comité chargé de proposer les membres au conseil
d’administration devrait être au cœur de la relation de partenariat
en suggérant des nominations au conseil au gouvernement à des fins
d’examen et d’approbation;
- Les nominations au conseil d’administration devraient être pour
des mandats d’au moins cinq ans et être décalées pour assurer une
vision commune de la Société et la continuité au niveau du conseil;
- Le conseil d’administration devrait avoir le pouvoir de
recruter, nommer et évaluer le PDG et l’équipe de la haute
direction, en fonction des paramètres convenus avec l’actionnaire;
- Pour assurer une séparation adéquate entre le conseil
d’administration et la haute direction de Postes Canada,
et pour
renforcer les responsabilités en matière de surveillance du conseil,
tout en gardant à l’esprit des pratiques de saine gouvernance, il
est recommandé que le PDG ne siège plus au conseil d’administration;
- Dans le contexte des responsabilités et de l’imputabilité
accrues du conseil d’administration, la rémunération des membres du
conseil devrait être examinée pour refléter adéquatement les
responsabilités et l’obligation de rendre compte qui lui sont
imposées par le gouvernement;
- En vue d’assurer l’entente entre le conseil d’administration et
l’actionnaire, les paramètres de la rémunération, l’évaluation et
les primes du PDG devraient être établis conjointement par le
conseil d’administration et le ministre en fonction des directives
générales élaborées par le gouvernement;
- Le conseil d’administration devrait assumer la responsabilité de
la relation de la Société avec l’actionnaire;
- Le conseil d’administration devrait examiner proactivement les
politiques sur la divulgation publique concernant les plans
d’entreprise et les rapports annuels afin de veiller à ce que les
Canadiens soient informés de manière adéquate et raisonnable.
Le conseil d’administration devrait également être responsable et
redevable du rendement et des résultats.
Clarification des pouvoirs et des responsabilités
Le Comité consultatif recommande que les pouvoirs et les
responsabilités du conseil d’administration et des organismes de
surveillance du gouvernement soient officiellement clarifiés et communiqués
dans une entente entre le gouvernement du Canada et Postes Canada.
Cette
entente devrait contenir ce qui suit :
La clarification des pouvoirs du conseil d’administration :
- Emprunter des fonds sur le marché en fonction d’un niveau établi;
- Faire des acquisitions en fonction d’un niveau établi;
- Acheter et vendre des propriétés;
- Établir des prix sur les marchés concurrentiels et recommander des
prix dans le secteur du privilège exclusif pour fin d’approbation par le
gouverneur en conseil;
- Modifier les instruments ou les moyens adoptés pour remplir
l’obligation d’assurer un service universel;
- Verser des dividendes;
- Exercer son autonomie pour investir et agir dans le cadre de marchés
nouveaux et directement connexes;
- Élaborer le plan d’entreprise et les budgets.
La clarification des pouvoirs du gouvernement :
- Établir des objectifs dans le Protocole de service et le Cadre
financier;
- Approuver les prix dans le secteur du privilège exclusif;
- Autoriser les dépenses et les investissements supérieurs au seuil
établi;
- Limiter le pouvoir d’emprunt du conseil d’administration à un certain
niveau;
- Approuver les plans d’entreprise, les budgets et les dividendes
requis;
- Établir une fiche de notation pour le rendement de la Société.
- Il devrait également y avoir une clarification et une articulation
officielles des pouvoirs, des responsabilités et des attentes du
ministère du portefeuille du ministre à l’appui des responsabilités de
surveillance des services postaux du gouvernement.
La communication entre l’actionnaire et la Société
-
Le Comité consultatif recommande une communication améliorée et
régulière entre le gouvernement et la Société. À tout le moins, cela
devrait comprendre ce qui suit :
- Des interactions et des communications régulières et
coordonnées entre le conseil d’administration et le ministre;
- Des consultations régulières entre le conseil d’administration
et le ministre en ce qui concerne les nominations au conseil et la
capacité de ce dernier, pour veiller à ce que toutes les nominations
au conseil soient de la meilleure qualité possible, en fonction de
l’expérience et de l’expertise, conformément aux exigences du
conseil;
- Un contact régulier et proactif entre la haute direction de
Postes Canada
et les représentants du ministère au cours de la
préparation du plan d’entreprise pour assurer une vision commune de
ce qui est visé et inclus;
- L’établissement d’un processus pour l’évaluation du rendement de
la Société en fonction du Cadre financier et du Protocole de service
pour des discussions et des commentaires adéquats et opportuns sur
les résultats atteints;
- Une rencontre annuelle à huis clos entre le ministre et le
conseil d’administration.
Prix réglementés
Le Comité consultatif croit que le processus actuel pour
l’approbation des changements relatifs aux prix réglementés – le
processus de la « Gazette » – n’est ni efficace ni fonctionnel : il
manque une consultation adéquate relativement aux prix réglementés, une
sensibilisation du public quant au processus et un recours pour
contester ou influencer les prix réglementés. Le Comité consultatif
a
conclu que la communication des changements aux prix réglementés devrait
être plus transparente en exigeant que Postes Canada
annonce
publiquement ces changements aux prix dans les journaux nationaux, dans
la Gazette du Canada et sur son site Web comme le veut la pratique
courante, et d’exécuter activement un processus de consultation auprès
des consommateurs relativement aux changements proposés aux prix (autres
que ceux résultant du plafonnement du tarif de base).
-
Le Comité consultatif recommande que :
- L’utilisation d’une formule de plafonnement pour l’établissement du
tarif de base des lettres soit maintenue;
- Les augmentations prévues aux prix réglementés devraient être incluses
dans le plan d’entreprise pour les cinq années visées par le plan afin que
les changements proposés aux prix réglementés soient liés au processus de
planification et qu’ils en découlent;
- Les prix réglementés devraient représenter un juste équilibre entre les
besoins des consommateurs et le principe selon lequel les utilisateurs
devraient payer pour couvrir les coûts des services postaux, et que
l’établissement des prix devrait contribuer de manière appropriée à
l’autonomie financière de Postes Canada
;
- Le programme d’établissement des prix devrait prévoir une phase de
consultation active des consommateurs;
- Un mécanisme de réglementation devrait être établi pour permettre au
gouverneur en conseil d’approuver des ajustements des prix à court terme de
façon exceptionnelle aux prix réglementés.
Prix non réglementés
Le Comité consultatif a signalé que certaines entreprises ont exprimé
la préoccupation que les augmentations aux prix non réglementés ne sont
pas bien publicisées et que les consommateurs n’ont pas de recours pour
contester ou influencer Postes Canada
quant à l’établissement de ces
prix.
- Le Comité consultatif recommande que la communication des
changements aux prix non réglementés soit rendue plus transparente
en exigeant que Postes Canada
annonce publiquement ces changements
aux prix dans les journaux nationaux et sur son site Web, et qu’elle
tienne un processus de consultation sur les prix auprès des
consommateurs.
Le renseignement postal dans le cadre du régime de gouvernance des postes
Le Comité consultatif croit qu’une politique postale et une interaction de
gouvernance efficaces nécessitent que le conseil d’administration et le
gouvernement disposent d’une bonne unité du renseignement. Il existe une
asymétrie naturelle à cet égard, car Postes Canada
profitera clairement plus
d’un accès accru à l’information, à l’expertise et à l’expérience que le
gouvernement. Cette asymétrie peut se révéler dysfonctionnelle sur le plan des
saines communications et interactions entre l’actionnaire et la Société.
- Le Comité consultatif recommande au gouvernement et à Postes
Canada d’encourager activement une symétrie accrue du renseignement postal
et des connaissances grâce à ce qui suit :
- L’établissement d’un groupe de travail permanent sur les services
postaux, composé de cadres supérieurs de Transports Canada et des organismes
centraux, qui travaillera en étroite collaboration avec Postes Canada
dans
le but précis de développer proactivement une vision commune des questions,
des défis et des occasions découlant de la prestation des services postaux
aux Canadiens de manière autonome sur le plan financier et par la suite de
maintenir cette vision commune;
- Un échange régulier de personnel (par le biais de détachements) entre le
gouvernement et Postes Canada
pour permettre à chacune des parties de cerner
les besoins et les attentes de l’autre;
- La facilitation d’une unité indépendante de recherche et renseignement
postal en créant une chaire universitaire en études postales, ainsi qu’un ou
plusieurs programmes de chaires de recherche invitées du côté du
gouvernement ou de la Société.
- Le Comité consultatif recommande également que le renseignement postal
au sein du gouvernement soit renforcé grâce à un examen stratégique de
Postes Canada
réalisé tous les cinq ans.
Conseils postaux
-
Le Comité consultatif recommande que Postes Canada
crée ou maintienne
des conseils consultatifs postaux pour assurer la liaison entre la politique
et le processus décisionnel et le public canadien. Ces conseils pourraient
comprendre ce qui suit :
- Un conseil consultatif national de Postes Canada
(actuellement en place)
pour jauger les tendances et les développements futurs;
- Un conseil des principaux utilisateurs de services postaux;
- Un conseil des services postaux ruraux;
- Un conseil des petites et moyennes entreprises.
Surveillance par deux ministères
-
À plus long terme, et surtout pour assurer la clarté des responsabilités,
des rôles et des attentes, le Comité consultatif
recommande l’introduction
d’une structure de surveillance par deux ministères des services postaux au
Canada qui séparerait les questions financières (actionnaire) des questions
réglementaires/sociales. Cette séparation entre les droits du propriétaire
et la réglementation est une pratique opérationnelle normalisée au sein de
nombreux régimes postaux du monde industriel. Les administrations postales
de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sont exploitées selon ce modèle
depuis plusieurs années. Le Comité consultatif
recommande la structure suivante pour le Canada :
-
Le conseil d’administration interagirait directement, pour ce qui est
des questions réglementaires ou sociales, avec le ministre d’un
ministère du programme (actuellement le ministre des Transports) en ce
qui concerne l’obligation d’assurer un service universel et les
questions relatives au Protocole de service. L’établissement des prix
des produits réglementés et les questions connexes seraient également
traités selon ce rapport;
-
Le conseil d’administration et Postes Canada
interagiraient directement,
pour ce qui est des questions financières – dividendes, profits,
financement–avec le ministre des Finances à qui seraient assignées les
responsabilités financières/de l’actionnaire de maintenir ou accroître
la valeur pour l’actionnaire. Les attentes et les objectifs financiers
seraient examinés et déterminés dans cette interaction;
-
Le groupe de travail interministériel recommandé précédemment jouerait
un rôle intégral en ce qui a trait à la coordination des interactions du
gouvernement avec Postes Canada.
Vous trouverez, à l’appendice H, un autre examen du modèle
proposé de surveillance par deux ministères pour le Canada.

Document de concept à des fins de discussion
Énoncé des principes sous-jacents
- Le gouvernement du Canada (le gouvernement) et la Société canadienne
des postes (Postes Canada) ont à cœur de fournir un service postal
universel de grande qualité aux Canadiens peu importe où ils vivent au
Canada, comme il est énoncé dans le présent Protocole de service
proposé;
- Le gouvernement et Postes Canada s’engagent à travailler
proactivement ensemble pour assurer une vision commune des questions, des
défis et des occasions qui existent relativement à la prestation de
services postaux acceptables aux Canadiens de manière autonome sur le plan
financier;
- Le gouvernement et Postes Canada souscrivent à un processus de
consultation des groupes concernés pour établir des processus et/ou des
développements qui sont conçus pour améliorer, modifier ou garantir la
prestation d’un service postal universel;
- Le gouvernement et Postes Canada conviennent que le maintien
d’un système postal universel de grande qualité pour les Canadiens
dépend des mesures visant à établir l’autonomie financière de Postes
Canada (voir le Cadre financier révisé proposé);
- Le gouvernement et Postes Canada conviennent que, dans la mesure où le
présent protocole est dynamique, des changements seront apportés par
consentement mutuel et en consultation lorsque c’est possible,
chacune des parties reconnaissant et respectant le pouvoir et
l’obligation de rendre compte de l’autre.
Obligation d’assurer un service
universel
- Postes Canada doit maintenir un service postal universel, efficace et
économiquement viable.
- L’obligation d’ass
urer un service universel comprend les
éléments de base suivants :
- Tout résidant du Canada sera en mesure de communiquer, de faire
des affaires, de recevoir ou d’envoyer des lettres, des colis ou
des publications (livres, magazines, périodiques et journaux) par la
poste à partir de n’importe quelle adresse au Canada, et à
destination et en provenance d’autres pays;
- Il y aura des réseaux de cueillette, de livraison et d’accès
(vente au détail) qui permettront de le faire de manière opportune et
convenable;
- Un service postal gratuit sera offert pour les documents à
l’usage des aveugles;
- L’obligation d’assurer un service universel sera
remplie en fonction de normes de service raisonnables et à des tarifs
abordables et raisonnables, y compris un tarif unique pour la
poste-lettres.
- L’obligation d’assurer un service universel
s’appliquera aux résidants individuels du Canada et aux entreprises
exploitées au Canada.
- Le gouvernement et Postes Canada reconnaissent que la prestation de
services postaux en milieu rural au Canada fait partie intégrante de
l’obligation d’assurer un service universel de Postes
Canada.
Secteur exclusif
-
Le gouvernement du Canada octroie à Postes Canada le privilège
exclusif de ramasser, d’acheminer et de livrer des lettres au
Canada en vertu des dispositions de la Loi sur la Société canadienne
des postes pour soutenir les coûts de l’obligation
d’assurer un service universel. Cela s’applique à la
poste-lettres du régime intérieur et au courrier international de départ
à moins de changements à la loi.
Normes de livraison
- Postes Canada livrera des colis, des lettres et des publications
quotidiennement (ce qui signifie tous les jours ouvrables, du lundi au
vendredi, sauf les jours fériés).
- Postes Canada s’engage à livrer :
- Au moins X* % du
courrier local dans un délai de deux jours ouvrables;
- Au moins X* % du courrier régional dans un délai de trois
jours ouvrables;
- Au moins X* % du courrier national dans un délai de quatre
jours ouvrables.
- Postes Canada s’engage à garantir :
- Un service quotidien à au moins X* % de la population
canadienne;
- Un service trois fois par semaine à au moins X* % de la population
canadienne;
- Un service hebdomadaire à 100 %* de la population canadienne;
- Postes Canada fournira au gouvernement une liste de toutes les
collectivités qui ne reçoivent pas un service quotidien, avec une
justification appropriée.
- La formule et la liste décrite à l’article (8) seront rendues
publiques et examinées régulièrement. Tous les changements à cette liste
sont assujettis aux procédures prescrites.
Réseau de vente au détail
- Postes Canada fournira un réseau de comptoirs postaux sous
différentes formes – bureaux de la Société, comptoirs postaux privés
dans des installations commerciales et autres. Le comptoir postal
utilisé dans une collectivité quelconque devrait être approprié aux
circonstances. Il devrait y avoir, à tout le moins, X* comptoirs postaux
au total au Canada.
- Postes Canada pourra envisager des changements au réseau de
comptoirs postaux, sous réserve des procédures prescrites.
- Dans le cadre de son rapport annuel, Postes Canada devrait présenter
une évaluation de la rentabilité et de la viabilité financière des modes
et des options de prestation des comptoirs postaux, afin que les
décideurs et les Canadiens puissent évaluer l’optimisation des
ressources caractérisant chacun des instruments d’exécution.
Le réseau postal rural
-
Le gouvernement et Postes Canada conviennent d’adopter une nouvelle
définition du terme « rural » à des fins postales avec comme point
de départ l’énoncé suivant : « collectivités de 10 000 habitants ou moins ».
-
Pour veiller à ce que les besoins en matière de services ruraux au
Canada soient comblés de manière continue et pour fournir à Postes
Canada la souplesse opérationnelle nécessaire lui permettant de
remplir les obligations continues à l’égard de l’actionnaire, les
dispositions qui suivent entreront en vigueur lors de l’adoption du
présent protocole :
-
Tous les comptoirs postaux actifs en place au moment de l’entrée
en vigueur du protocole devraient demeurer en service à moins de
réductions aux niveaux de service effectuées conformément au
présent protocole;
-
À des fins de clarté, Postes Canada dressera une liste reflétant
tous les comptoirs postaux actifs et les niveaux de service offerts par chacun
d’eux à la date d’entrée en vigueur;
- À des fins de clarté, un changement pour
passer d’un comptoir postal de la Société à un comptoir postal privé, ou vice
versa, n’est pas considéré comme une fermeture ou un changement du niveau de
service;
- Pour veiller à ce que les Canadiens qui habitent en milieu rural continuent
de recevoir des niveaux de service acceptables dans le futur, un modèle axé sur
la proximité **** précisant les distances d’accès aux comptoirs postaux sera
adopté;
- Les critères de distance axés sur la proximité intégrés au modèle seront les
suivants :
- Au total, 100 % des Canadiens devraient avoir un accès généralement équivalent à celui accessible en date de l’entrée en vigueur du protocole **,
à moins que des changements soient apportés conformément aux
procédures prescrites;
- Au total, 98 % des Canadiens devraient avoir accès à un
comptoir postal dans un rayon de 15 kilomètres de leur
domicile**;
- Au total, 80 % des foyers situés en milieu rural
devraient avoir accès à un comptoir postal dans un rayon de
7,5 kilomètres de leur domicile**;
- Pour fournir plus de certitude, Postes Canada devra
maintenir un minimum de Z = (Y-20) comptoirs postaux en Canada
rural, Y équivalant au nombre de comptoirs postaux actifs en
service lors de l’entrée en vigueur de ce protocole. (À noter :
20 comptoirs postaux ont été choisis pour donner à Postes Canada
une souplesse suffisante pour composer avec les questions
émergentes et pour que l’approche soit mise à l’essai
adéquatement);
- Le nombre minimal de comptoirs postaux ruraux actifs, soit
Z, peut être réduit seulement grâce à un processus distinct et
précis prescrit par le ministre et doit être examiné en
parallèle avec le plan d’entreprise annuel, mais approuvé
séparément de ce dernier;
- Des consultations auprès des collectivités *** réalisées par
Postes Canada devront faire partie intégrante de toute fermeture
ou rationalisation d’un comptoir postal local qui pourrait être
effectuée après consultation avec des administrations locales;
- L’ombudsman est désigné à titre de partie à qui les
collectivités ou les parties concernées directement peuvent
loger des plaintes directes relativement au processus ou à
l’approche utilisée par Postes Canada en fonction d’une
collectivité précise. L’ombudsman fournira ses conclusions et
toutes mesures recommandées au président du conseil
d’administration à des fins d’examen et de suivi;
- Le conseil d’administration devra rendre compte au ministre
responsable de la conformité de Postes Canada aux paramètres
requis susmentionnés. Le président du conseil d’administration
devra faire rapport des fermetures, des rationalisations et du
niveau de préoccupation de la collectivité au sujet des
résultats au ministre dans le cadre de la rencontre annuelle
entre le ministre et le conseil d’administration ou sur demande
du ministre.
Modes de livraison
- Postes Canada livrera le courrier en utilisant une
variété de modes de livraison – service de livraison à domicile,
boîtes postales communautaires, boîtes postales dans les comptoirs
postaux, livraison aux boîtes aux lettres au bout des entrées de
cour et autres. Le mode de livraison utilisé dans une collectivité
devrait être approprié aux circonstances.
- Postes Canada peut envisager des changements au réseau de
livraison et soumettre des propositions au gouvernement à des fins
d’examen dans le cadre du processus de planification annuel de la
Société;
- Dans le cadre de son rapport annuel, Postes Canada devrait
présenter une évaluation de la rentabilité et de la viabilité
financière des modes et des options de livraison, afin que les
décideurs et les Canadiens puissent évaluer l’optimisation des
ressources caractérisant chacun des instruments d’exécution.
Prix réglementés
- Les tarifs des timbres du régime intérieur et du régime
international pour les lettres de moins de 500 grammes seront
établis dans le Règlement sur les envois poste-lettres et le prix
sera uniforme peu importe la distance parcourue.
- En plus des exigences décrites dans la Loi sur la Société
canadienne des postes, Postes Canada accepte d’annoncer publiquement
les changements proposés aux tarifs des envois poste-lettres
réglementés dans les journaux nationaux et sur le site Web de la
Société, et de consulter activement les consommateurs relativement
aux changements proposés.
Prix non réglementés
- Postes Canada s’engage à fournir aux Canadiens concernés
l’information disponible opportune sur les augmentations futures prévues
des tarifs non réglementés du courrier pour offrir une occasion
suffisante de commenter les changements ou d’y réagir et pour donner aux
utilisateurs commerciaux un délai raisonnable pour adapter leurs
pratiques et leurs modèles commerciaux.
Assurance de la conformité
- Si le ministre reçoit une allégation signifiant que Postes Canada
ne se conforme pas aux conditions du Protocole de service, le
ministre transmettra l’allégation à Postes Canada à des fins
d’enquête ou de suivi, selon ce que le ministre juge approprié.
Lorsqu’elle reçoit une allégation de ce genre, Postes Canada doit
consulter le ministre en temps opportun en ce qui a trait à
l’exactitude de l’allégation, l’aviser des mesures qui ont été
prises pour résoudre la question à ce jour et des mesures
correctives qui pourront être nécessaires. En dernière instance, le
ministre doit décider si les mesures prises sont acceptables et
appropriées.
- Le présent protocole est une entente entre le gouvernement du
Canada et Postes Canada. Il ne vise à établir ni droit ni obligation
pour aucune autre partie.
Examens et modifications
-
Le gouvernement et Postes Canada examineront les faits nouveaux dans
le cadre du Protocole de service chaque année pour :
- Examiner la mesure dans laquelle les objectifs du Protocole de service sont actuellement atteints;
- Cerner et évaluer les facteurs qui pourraient avoir une incidence physique sur le rendement futur du protocole;
- Déterminer les secteurs potentiels où des modifications ou des révisions pourraient se révéler réalisables
ou justifiés pour relever les défis actuels et futurs liés à l’atteinte des objectifs de service.
- Postes Canada inclura un rapport sur le rendement
du Protocole de service dans son rapport annuel.
- Les modifications au présent protocole seront assujetties aux
procédures distinctes prescrites.
- Le gouvernement et Postes Canada ont convenu d’examiner,
d’évaluer et de renouveler le Protocole de service tous les cinq
ans.
*
Étant donné que les
Canadiens sont généralement satisfaits des services postaux, il est
recommandé que les chiffres/pourcentages soient ceux actuellement en
place et/ou publiquement annoncés par Postes Canada (sous réserve d’une
vérification) à la date d’entrée en vigueur du protocole.
**
Postes Canada devrait être tenue de fournir des données
à jour et vérifiables, qui serviront de « points de repère » au moment de l’entrée en vigueur du
protocole. Il est entendu que le modèle axé sur la proximité pourrait nécessiter des ajustements si les
« faits réels » s’écartent de manière importante des pourcentages proposés ou si le besoin de modifications est signalé.
***
Postes Canada a en place un processus proactif de consultation
des collectivités qui devrait jeter les bases des consultations futures auprès des collectivités.
Il est recommandé qu’un examen de la satisfaction générale des collectivités récemment engagées
dans ce processus soit entrepris et que des ajustements soient
apportés au processus lorsque jugé approprié en fonction des résultats.
****
Il est recommandé qu’une consultation avec un échantillon représentatif des
Canadiens qui vivent en milieu rural soit entreprise pour vérifier la pertinence/l’acceptabilité du modèle
proposé axé sur la proximité.


NOTES
*
Le présent cadre a été préparé par TDSI aux fins de l’examen et à titre
d’illustration des changements que le Cadre financier peut subir à
mesure que Postes Canada effectue la transition vers un état permanent
tant sur le plan financier que sur le plan opérationnel. Les
coefficients ont été calculés après l’examen des caractéristiques et des
modèles financiers d’entreprises dans le secteur des télécommunications,
des pipelines et des services publics, des services de messagerie et
ceux d’administrations postales homologues.
- Phase d’investissement :
La phase intensive de dépenses en capital en vue de la modernisation comprend
des dépenses opérationnelles ponctuelles et des dépenses en intérêt
accrues qui pourraient temporairement avoir un impact sur la
rentabilité. Il serait donc approprié de suspendre le versement de
dividendes pour faciliter le réinvestissement. Cette phase devrait
se traduire par une fourchette élargie pour ce qui est de la
structure de capital.
- Phase de transition : Cette phase se traduira par le déclin de
l’intensité des dépenses en capital. Les économies ciblées commenceront à être réalisées et les
versements des dividendes reprendront à des niveaux réduits.
- État permanent : L’intensité des dépenses en capital retourne au niveau
de maintien à mesure que le programme de modernisation se concrétise. L’élaboration d’un Cadre financier
révisé pour l’état permanent serait appropriée. Un flux de trésorerie serait disponible pour financer la
prochaine phase d’investissement (modification,
rénovations et/ou le prochain plan de modernisation).
- BAIIDAL fait référence aux bénéfices avant intérêts et impôts,
à la dépréciation, à l’amortissement et au loyer. Ce coefficient est un indicateur
du rendement financier et de la rentabilité. Le coefficient dette/ BAIIDAL démontre
la dette par rapport au flux de trésorerie. Un coefficient inférieur à la fourchette
peut indiquer que Postes Canada est sous-financée et un coefficient supérieur à la
fourchette peut indiquer que Postes Canada est surendettée.
- Le coefficient de la dette/ capital
investi fournit une évaluation de la façon dont la Société optimise ses capitaux.
Une fois atteints, ces deux ratios appuieront la capacité de Postes Canada à obtenir
une cote d’évaluation d’investissements appropriée pour être en mesure d’avoir accès
aux marchés des capitaux d’emprunt.
- La liquidité de Postes Canada peut être évaluée par
le BAIIDAL moins les dépenses en capitalisation, divisé par le ratio dépenses en
capital/intérêts, dépenses en capitalisation faisant référence aux dépenses en capital
liées à l’entretien. Ce ratio démontre la capacité de la Société à produire un flux de
trésorerie suffisant pour couvrir les frais d’intérêts une fois les dépenses en capital
liées à l’entretien engagées. Le ratio reflète une estimation des fonds renouvelables
produits par les activités qui peuvent être utilisés pour couvrir la dette et les coûts de location.
- BAIIDA – bénéfices avant intérêts et impôts, dépréciation et amortissement –
est un bon indicateur de la rentabilité et est un indicateur très répandu pour
évaluer les fonds récurrents produits.
- RCP – Le rendement des capitaux propres fournit une
indication approximative du rendement que Postes Canada devra démontrer au marché
afin d’être en mesure d’attirer des investisseurs.
- Le ratio dividendes/bénéfice est un autre indicateur mandataire du niveau que Postes Canada
devra atteindre pour être en mesure d’attirer des investisseurs.
- La cote de solvabilité sera déterminée par les
agences de notation en tenant compte des risques inhérents aux
activités de Postes Canada, de son rendement financier, de la force
de son monopole et du soutien implicite fourni par son actionnaire.
(x) Contrats de location-exploitation incorporés en utilisant un multiplicateur de 7,0X
(y) Les intérêts comprennent les dépenses liées aux baux
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