I –
Obligation d’assurer un service universel
Définir les paramètres de l’obligation d’assurer un service universel
Le gouvernement devrait articuler ses attentes relativement à
l’obligation d’assurer un service universel et les communiquer à
Postes Canada pour établir une obligation universelle, abordable,
opportune, accessible et de grande qualité pour les lettres et des
colis.
Ces attentes devraient être communiquées dans les secteurs suivants
:
- La portée universelle de l’obligation d’assurer un service
universel : livraison à tous les Canadiens, aux entreprises et
aux organismes, cinq jours par semaine;
- Le contenu de l’obligation d’assurer un service universel :
lettres, colis et publications
(y compris les journaux et les
magazines);
- Les normes de livraison : un pourcentage garanti de
livraison à temps par secteur;
- La livraison : un service de livraison cinq jours par
semaine, grâce à des instruments appropriés aux besoins des
collectivités, avec des exceptions qui doivent être définies
rigoureusement;
- L’accessibilité du réseau postal : un accès garanti aux
comptoirs postaux et aux boîtes postales selon une formule de
proximité et un nombre minimal de points d’accès;
- L’abordabilité : des prix uniformes pour des articles de
courrier uniques dans le secteur du privilège exclusif jusqu’à
un poids convenu;
- Un service postal gratuit pour les documents à l’usage des
aveugles;
- Une confirmation claire que le service postal en milieu
rural au Canada fait, par définition, partie intégrante de
l’obligation d’assurer un service universel.
L’obligation d’assurer un service universel en action – un Protocole de service
- Les attentes du gouvernement relativement à l’obligation
d’assurer un service universel devraient être énoncées et
communiquées dans un Protocole de service qui sera rendu public et
qui fera partie d’un nouveau cadre lié aux aspects financiers et aux
services pour Postes Canada. Le Protocole de service fera partie
d’un contrat entre le gouvernement et Postes Canada.
Le Protocole de service proposé, intégré à l’annexe I de la
présente section, traitera plusieurs composantes essentielles pour
le succès à long terme de Postes Canada :
- L’énoncé des principes sous-jacents
- L’obligation d’assurer un service universel
- Le secteur exclusif
- Les normes de livraison
- Le réseau de vente au détail
- Le réseau postal rural
- Les modes de livraison
- L’établissement des prix réglementés et non réglementés
- L’assurance de la conformité
- Les examens et les modifications
La mise en œuvre du Protocole de service
- Le conseil d’administration de Postes Canada devrait être tenu
responsable du Protocole de service, qui sera mis en œuvre par la
haute direction de Postes Canada. Le conseil d’administration
devrait rendre compte annuellement au public et au gouvernement en
ce qui a trait au rendement de Postes Canada par rapport au
Protocole de service. Cela devrait être effectué en divers formats –
sur le site Web de Postes Canada, dans le rapport annuel de la
Société, dans les communications régulières avec le ministre et dans
les rapports trimestriels au ministre, lorsqu’il y a lieu.
- Le
ministre du ministère du portefeuille (actuellement Transports
Canada) devrait adopter des instruments appropriés pour
perfectionner davantage son expertise dans des secteurs nécessaires
pour évaluer adéquatement si Postes Canada respecte les objectifs
établis.
- Le Protocole de service devrait être examiné et actualisé
régulièrement, au moins tous les cinq ans.
Le financement de l’obligation d’assurer un service universel
- Le Comité consultatif recommande que la responsabilité
fondamentale de Postes Canada de maintenir un service universel
continue d’être principalement financée par son privilège exclusif
relatif aux envois poste-lettres.
- Le Comité consultatif recommande que l’obligation d’assurer un
service universel et le Protocole de service éclairent les calculs
financiers et les discussions entre le gouvernement, et servent de
base pour l’élaboration des plans d’activités et des plans
d’entreprise de Postes Canada. L’entente entre le conseil
d’administration et le gouvernement devrait être validée tout au
long du processus d’évaluation pour veiller à ce qu’une vision
commune existe. Il est vraiment important que le gouvernement
comprenne les incidences liées aux aspects financiers et services du
Protocole de service et la façon dont l’obligation d’assurer un
service universel et le Protocole de service servent de point
d’appui aux plans financiers de Postes Canada.
- Le Comité recommande que les coûts de l’obligation d’assurer un service universel
soient calculés et intégrés au plan d’entreprise et au rapport annuel.
Déréglementation
- Le Comité consultatif ne recommande ni une
déréglementation générale du marché postal ni une réduction du niveau
existant du privilège exclusif de Postes Canada, sauf pour le secteur
indiqué au point no 10.
 
- Le Comité consultatif recommande que le courrier du régime international de départ soit ouvert
à la concurrence, comme c’est la pratique (même si cet élément n’est pas régi par la loi),
pour faire un pas vers la libéralisation des marchés postaux qui se déroule à l’échelle internationale.
Objectifs d’intérêt public
-
Le Comité recommande que Postes Canada n’ait pas à subventionner
les objectifs d’intérêt public ou à payer pour ceux qui ne font pas
explicitement partie de l’obligation d’assurer un service universel.
Les objectifs d’intérêt public pris en considération par le Comité sont
les suivants:
- Le tarif des livres de bibliothèque
- Les envois francs de port pour le gouvernement
- Le programme aliments-poste
- Le programme d’aide aux publications
Le caractère de chacun de ces objectifs d’intérêt public varie considérablement et nécessite donc une attention individuelle.
- Pour ce qui est du tarif des livres de bibliothèque, le Comité
consultatif n’a pas été en mesure de déterminer clairement quel
ministère fédéral est responsable de cette activité. Cela explique
peut-être pourquoi cette obligation a historiquement été dévolue à
Postes Canada. Conformément au principe susmentionné, le Comité ne
croit pas que cet élément devrait être subventionné par Postes
Canada sur une base permanente. Étant donné que la majorité des
transactions sont intraprovinciales, cela semble une responsabilité
principalement provinciale qui pourrait ou non nécessiter un soutien
du gouvernement fédéral sur une base permanente. Dans tous les cas,
ceci est clairement une décision qui devrait être prise par le
gouvernement fédéral.
- Le Comité consultatif recommande que Postes Canada traite le
tarif des livres de bibliothèque selon « une approche ponctuelle
axée sur le grand volume de consommateurs » pour veiller à ce que
les bibliothèques reçoivent des remises en fonction du volume et
d’autres remises commerciales disponibles pour les consommateurs
commerciaux à grand volume.
- En ce qui concerne les envois francs de port pour le gouvernement, le principe de l’utilisateur-payeur semble s’appliquer pleinement, car le
gouvernement reconnaît que Postes Canada devrait recevoir une
indemnisation pour cette catégorie de courrier. Toutefois, il existe
un aspect de transaction commerciale qui doit être examiné par les
parties (c.-à-d., Postes Canada et le Parlement) pour s’assurer que
Postes Canada ne subventionne pas indirectement ce programme par le
biais du modèle d’établissement des prix actuellement en place.
- Le programme aliments-poste semble être exécuté selon le
principe de l’utilisateur payeur, et le seul point litigieux est le
taux de majoration que Postes Canada est autorisée à facturer. Le
Comité consultatif croit que c’est là une question de nature
commerciale à résoudre entre les deux parties. Il considère
également que Affaires indiennes et du Nord Canada devrait envisager
la possibilité de soumettre ces services aux appels d’offres selon
le principe de la rémunération des services.
- En ce qui a trait au programme d’aide aux publications (PAP), le
Comité est informé que l’obligation actuelle de Postes Canada de
contribuer à la subvention du PAP pour l’expédition des publications
prendra fin en mars 2009 (la contribution au PAP de Postes Canada
équivaut environ à sept cents par copie expédiée par courrier). Le
Comité estime que l’obligation de Postes Canada liée au PAP ne
devrait pas être renouvelée.
- Le Comité recommande également que la formule d’établissement
des prix axée sur la distance pour l’expédition des publications
devrait être revue afin que les milieux ruraux du Canada ne soient
pas indûment affectées par les conséquences de ce type de structure
d’établissement des prix pour l’expédition des publications.

Plan de modernisation
En vue d’améliorer la clarté et la communication entre Postes Canada
et le gouvernement du Canada, le Comité consultatif recommande que
le gouvernement demande au conseil d’administration de Postes Canada
d’élaborer et de présenter un plan de modernisation pluriannuel à
titre de composante supplémentaire de la présentation du plan
d’entreprise de 2010-2014. Le plan et la présentation devraient
contenir ce qui suit :
- Un énoncé décrivant clairement les activités précises à
entreprendre au cours de la période visée par le plan et les
dépenses annuelles en capital requises pour exécuter le plan de
modernisation;
- La détermination et la quantification des sources
financières (internes et externes) et des besoins;
- Une analyse des retombées sur le plan de la productivité et
des économies escomptées en ce qui a trait à la main-d’œuvre;
- Un programme ou un échéancier démontrant la date
correspondant au seuil de rentabilité, les gains nets découlant
de la modernisation, la possibilité d’introduire des nouveaux
produits ou services et d’autres résultats.
- Le Comité consultatif recommande qu’une mise à jour du plan de
modernisation de Postes Canada soit intégrée au plan d’entreprise de
la Société chaque année, pour la durée de sa mise en œuvre.
- Le Comité consultatif suggère que le conseil d’administration prenne en considération
l’établissement d’un comité de modernisation pour cette initiative axée sur l’amélioration
de la productivité et des dépenses en capital importantes, composé de membres du conseil
d’administration qui ont une expertise et une expérience suffisantes pour
exercer une diligence raisonnable appropriée et surveiller la gestion des risques.
Financement et accès au capital
- Le Comité consultatif recommande que le plan de
modernisation soit considéré dans le contexte élargi du Cadre
financier révisé, du Protocole de service et du plan d’entreprise
élargi de Postes Canada, afin que Postes Canada dispose de la
capacité adéquate pour financer le plan de modernisation.
- Le Comité consultatif recommande que le conseil d’administration
ait accès au niveau d’emprunt approprié en fonction du plan
financier élaboré pour appuyer le plan de modernisation et à la
capacité de Postes Canada à produire des fonds et des résultats. Le
Comité consultatif considère que le niveau d’emprunt devrait être
établi à 1,7 milliard de dollars.
Main-d’œuvre et productivité
- Le Comité consultatif recommande que le
gouvernement appuie la réalisation du plan de modernisation de
Postes Canada, en ce qui a trait aux occasions de faciliter les
départs à la retraite et la réduction naturelle de l’effectif au
cours de la période visée par le plan de modernisation et
au-delà.
- Le Comité consultatif recommande qu’un organisme
indépendant travaille avec Postes Canada et ses syndicats pour
examiner les conventions collectives existantes, afin de
déterminer si certaines parties pourraient freiner le plan de
modernisation ou entraver les améliorations en matière de
productivité nécessaires pour assurer l’autonomie financière de
Postes Canada ou autrement compromettre la viabilité à long
terme de Postes Canada.
- Le Comité consultatif recommande que le gouvernement
permette à Postes Canada d’introduire un plan d’actionnariat pour
les employés dans le cadre de ce processus, afin d’accroître la
participation des employés au processus et leur appropriation du
processus.
- Le Comité consultatif recommande que Postes Canada
soit encouragée à continuer d’intensifier ses efforts en vue
d’améliorer la productivité. Le Comité appuie le développement accru
du rendement et des paramètres axés sur les coûts pour faciliter la
détermination et le suivi des indicateurs de productivité principaux
pertinents pour les pratiques d’amélioration des activités de Postes
Canada. Il recommande également d’intégrer les indicateurs de
rendement principaux au cadre de rendement financier et au rapport
annuel de Postes Canada afin de mieux démontrer les résultats et
d’expliquer les tendances.
Obligations environnementales
- Le Comité consultatif recommande que la planification,
l’approbation et la mise en œuvre du plande modernisation de Postes
Canada soient guidées par l’attente relative à la réduction de
l’empreinte écologique de Postes Canada. Cette approche devrait
influencer les initiatives existantes et elle devrait être formulée dans
le cadre du plan de modernisation. Des jalons devraient être établis en
fonction des éléments pour lesquels le conseil d’administration doit
présenter les progrès réalisés dans son rapport annuel.

Cadre financier
- Le Cadre stratégique et financier de 1998 devrait être
reformulé en tenant compte de la clarification des exigences relatives à
l’obligation d’assurer un service universel dans le Protocole de
service, des investissements à long terme prévus dans le plan de
modernisation et d’autres considérations contenues dans le présent
rapport.
- Le Comité consultatif recommande que le conseil d’administration dresse un plan
à long terme quant à la viabilité financière, à des fins de discussion avec le
ministère actionnaire et d’approbation par celui-ci. Ce plan devrait aborder
les coûts liés au Protocole de service et les investissements prévus dans le
plan de modernisation, de même que les sources de financement disponibles au
chapitre du privilège exclusif et des marchés concurrentiels.
Un Cadre financier révisé (annexe II) a été élaboré pour faciliter le respect
des exigences et stimuler la discussion.
Sources de financement
- En plus des revenus que Postes Canada retire de son privilège exclusif
et de ses produits commerciaux, le Comité consultatif recommande que le conseil
d’administration travaille avec le gouvernement pour conclure des accords dans les secteurs suivants :
-
L’accès à une capacité accrue de financement et d’emprunt – 1,7 milliard de
dollars – selon les plans et des critères appropriés.
-
Le plafonnement du tarif de base de la poste-lettres établi aux deux tiers
de l’IPC a eu pour résultat que les prix fixés sont relativement bas par
rapport aux autres pays examinés par le Comité consultatif et aux coûts de
Postes Canada. Le Comité consultatif recommande que la formule actuelle soit
remplacée par une nouvelle formule qui reflète mieux les facteurs qui
influent sur les dépenses de Postes Canada, comme les coûts liés à la
main-d’œuvre et au transport. À tout le moins la formule choisie devrait
représenter le plein IPC.
-
L’élaboration d’un plan pluriannuel sur l’établissement des prix, axé sur le
plan d’entreprise quinquennal de Postes Canada, pour réglementer les
produits couverts par le privilège exclusif, pour donner lieu à des prix
plus réalistes, à des prévisions plus certaines en ce qui a trait aux
revenus et à une prévisibilité accrue pour les utilisateurs de services
postaux. (Voir la section Gouvernance pour les mécanismes d’établissement
des prix).
-
Sous réserve de l’approbation du gouverneur en conseil, une augmentation
ponctuelle importante du prix des timbres pour les envois poste-lettres
pourrait être nécessaire pour assurer une autonomie financière continue.
-
Une approche de financement au fur et à mesure pour les objectifs d’intérêt
public afin d’offrir une compensation commerciale à Postes Canada pour les
coûts engagés dans ces secteurs, pour veiller à ce que les subventions
versées involontairement aux programmes gouvernementaux s’arrêtent.
-
Un assouplissement des obligations de verser des dividendes pour les
périodes d’investissements en capital importants au cours de la mise en
œuvre du plan de modernisation.
Obligations en matière de prestations de retraite
- Le Comité consultatif recommande que le gouvernement travaille avec Postes
Canada pour veiller à ce que les deux parties comprennent clairement la nature
urgente des exigences en ce qui a trait aux prestations de retraite de Postes
Canada et leurs incidences, afin que des mesures appropriées soient prises pour
éviter les entraves au programme de modernisation et aux améliorations
escomptées sur le plan de la productivité.
- De plus, le Comité consultatif recommande que les prochains plans
d’entreprise continuent de saisir pleinement ces préoccupations et que ces
dernières soient traitées dans le plan d’activités/les modèles d’établissement
des prix une fois que Postes Canada et le gouvernement du Canada auront convenu
de la marche à suivre pour répondre aux besoins de revenus.
Activités commerciales concurrentielles
-
Le Comité consultatif, qui reconnaît que l’obligation d’assurer un service
universel est coûteuse, croit que Postes Canada devrait tenter d’optimiser
ses réseaux pour développer des activités complémentaires et des flux de
rentrées, dans la mesure où ces activités sont liées à ses affaires
fondamentales. L’étude des coûts annuels de la Société pourra être utilisée
pour vérifier qu’il n’y a pas d’interfinancement entre les revenus découlant
du privilège exclusif et les activités commerciales.
-
Le Comité consultatif recommande que Postes Canada soit autorisée à
fonctionner comme une entité commerciale au sein des marchés concurrentiels
où elle est actuellement présente.
- Le Comité consultatif recommande également que le gouvernement clarifie ses attentes à cet
égard et les communique, en précisant les situations dans lesquelles Postes Canada
peut ou ne peut pas faire d’acquisition, pénétrer des nouveaux marchés et prendre part
à des activités internationales.
- Quand le gouvernement indique à Postes Canada qu’il juge qu’elle peut agir, et pour permettre au
conseil d’administration de réagir rapidement en ce qui a trait aux occasions d’affaires, le
Comité considère que le gouvernement devrait donner au conseil
d’administration le pouvoir de dépenser jusqu’à 100 M$ pour une seule transaction sans demander une autre autorisation.
Partenariats
- À titre de principe, le Comité consultatif recommande que le
gouvernement du Canada encourage les initiatives de Postes Canada visant
à conclure des partenariats. Cela peut aller des projets conjoints aux
partenariats officiels avec d’autres entreprises. Cela peut également
comprendre l’accès au réseau (tri, distribution, ventes), l’exploitation
en commun ou le partage des ressources de transport et de la capacité
avec d’autres sociétés et/ou des concurrents.

Les services postaux ruraux et l’obligation d’assurer un service universel
-
Afin de mettre un terme à la confusion et à l’anxiété, il est recommandé que le
gouvernement déclare explicitement que les services postaux ruraux font partie
intégrante de l’obligation d’assurer un service universel et qu’ils ne
constituent pas un objectif d’intérêt public à l’extérieur du cadre de
l’obligation d’assurer un service universel.
Définition du terme rural
- Le Comité consultatif souligne que la définition du terme rural
appliquée par Postes Canada en ce qui a trait aux bureaux de poste et aux
réseaux de livraison est désuète. Le Comité consultatif recommande d’établir
une définition plus réaliste du terme rural en prenant comme point de départ
l’énoncé suivant : « des collectivités de 10 000 habitants ou moins ».
Moratoire sur la fermeture des bureaux de poste ruraux
-
Le Comité consultatif croit qu’un examen du moratoire sur la fermeture des
bureaux de poste a déjà trop tardé, compte tenu que des nombreux changements
survenus dans de nombreuses partie des milieux ruraux au Canada depuis que le
Cadre de 1998 a été adopté. Le Comité recommande que la définition du terme
rural susmentionnée soit appliquée à la liste du moratoire pour retirer de cette
liste les collectivités qui sont clairement de nature urbaine. Voici des
exemples précis des collectivités cernées : Abbotsford, Colombie-Britannique;
Lethbridge, Alberta; Timmins, Ontario; Boucherville, Québec; et Moncton,
Nouveau-Brunswick. Cela permettra de concentrer les discussions et les actions
futures sur les collectivités réellement rurales en plus de permettre à Postes
Canada de fournir des services dans ces centres urbains comme partout ailleurs
dans des collectivités de taille et de nature équivalentes au Canada comme le
prévoit la Loi sur la Société canadienne des postes.
-
Le Comité consultatif recommande qu’un nouveau mécanisme plus explicite soit
élaboré pour remplacer le moratoire par un ensemble de règles et de lignes
procédurales claires qui permettront de préserver et de combler les besoins en
matière de services postaux en milieux ruraux au Canada, mais qui donneront
aussi à Postes Canada un certain niveau de souplesse pour composer avec les
questions émergentes liées à la prestation de services postaux en milieu rural.
-
Le Comité est d’avis que toutes les parties – les collectivités rurales, les
utilisateurs des comptoirs postaux ruraux, Postes Canada et le gouvernement –
profiteraient de l’inclusion spécifique des services ruraux dans le cadre de
l’obligation d’assurer un service universel. Le Comité recommande que des
détails complémentaires soient intégrés au Protocole de service pour définir
davantage les attentes du gouvernement quant à ce que Postes Canada doit
continuer d’appuyer en ce qui a trait aux services postaux ruraux, à long terme.
Ceci devrait comprendre des références précises au minimum requis quant au
nombre et à l’emplacement des comptoirs postaux ruraux, aux niveaux d’accès et
de service à fournir aux Canadiens qui vivent en milieu rural et au processus à
suivre lorsque l’on songe à la fermeture de bureau de poste, à des
rationalisations ou à des transitions.
-
Il est également recommandé que ces obligations précises soient plus amplement
explicitées par Postes Canada grâce à un processus de consultation significatif
auprès des Canadiens vivant en milieu rural, et que les conclusions et
l’approche qui en découlent soient clairement expliquées et par la suite rendues
publiques par le truchement du site Web de Postes Canada lorsqu’elles auront été
approuvées par le gouvernement.
-
De plus, il est recommandé que les obligations relatives aux services postaux
ruraux exigées dans le cadre de l’obligation d’assurer un service universel et
du Protocole de service proposé soient par la suite intégrées et entièrement
reflétées dans les plans d’activités et les plans d’entreprise de Postes Canada.
L’approche proposée axée sur la proximité pour les services ruraux, qui a été examinée à la partie II,
devrait être prise en considération en même temps que cette recommandation.
Delivery and access modes
-
Afin de trouver un juste équilibre entre l’obligation d’assurer un
service universel et l’autonomie financière, et de prendre en
considération le caractère évolutif des collectivités rurales, des modes
de vie, des modes de transport et des communications, le Comité
consultatif recommande que Postes Canada consulte proactivement les
collectivités rurales, lorsque des occasions se présentent, en vue
d’examiner et de déterminer les autres modes de prestation et d’accès au
réseau qui permettraient de combler les besoins des collectivités
adéquatement et qui favoriseraient l’autonomie financière de Postes
Canada.
-
Le Comité consultatif recommande que Postes Canada soit autorisée à
utiliser les comptoirs postaux privés à titre d’option de prestation de
services dans les milieux ruraux au Canada, lorsque les critères en
matière de proximité et de services sont pleinement respectés et que
cette option est rentable.
-
Le Comité consultatif recommande que Postes Canada inclue spécifiquement
dans son rapport annuel un aperçu des modes de prestation qu’elle
utilise, en indiquant le nombre d’adresses desservies avec chacun des
modes de prestation, les coûts financiers et l’incidence
environnementale sur une base unitaire.
-
Le Comité consultatif recommande que la viabilité continue de la
livraison aux boîtes aux lettres au bout des entrées de cour (également
appelée la livraison aux boîtes aux lettres rurales en bordure de la
route) soit reconsidérée où des préoccupations relatives à la sûreté de
la circulation existent comme indiqué dans l’examen de sécurité de la
circulation en milieu rural de Postes Canada. Ces préoccupations
revêtent une importance particulière lorsque la livraison est effectuée
sur des routes où la limite de vitesse prescrite est de 80 km/h ou plus.

-
À titre de principe directeur, et compte tenu du caractère unique de
Postes Canada et de son environnement opérationnel hautement commercial,
le Comité consultatif croit fortement que la surveillance des activités
de la Société devrait relever principalement du conseil
d’administration. La Loi sur la gestion des finances publiques et la Loi
sur la Société canadienne des postes assignent cette fonction au conseil
d’administration (LGFP, art. 109, Loi sur la SCP, art. 10). Le conseil
d’administration est et devrait être redevable au Parlement par
l’entremise du ministre responsable. Dans ce contexte, le Comité
consultatif recommande que le gouvernement réexamine sa relation de
gouvernance avec Postes Canada, pour veiller à ce que le conseil
d’administration puisse exercer les pouvoirs et jouisse de la souplesse
nécessaire pour gérer la Société de manière responsable dans une optique
commerciale, tout en respectant pleinement ses responsabilités liées à
l’obligation d’assurer un service universel.
-
À titre d’objectif général, le Comité consultatif recommande que les
rôles, les responsabilités et les pouvoirs respectifs du conseil
d’administration, de la haute direction de Postes Canada et du
gouvernement soient mis à jour, clarifiés, communiqués à tous,
transparents et axés sur l’obligation de rendre compte.
Afin de renforcer ce qui a été dit, le Comité consultatif croit qu’il
est important d’établir simultanément le niveau approprié de pouvoir du
conseil d’administration de Postes Canada, tout en clarifiant le rôle de
surveillance du gouvernement en ce qui a trait à la Société.
Le conseil d’administration
Le Comité consultatif est d’avis que le conseil d’administration
devrait être responsable de la viabilité générale de Postes Canada
et du respect des responsabilités liées à l’obligation d’assurer un
service universel. À cette fin :
- L’expertise et l’expérience du conseil d’administration
devraient couvrir toutes les dimensions de la Société, des finances
et de la comptabilité, des activités commerciales aux relations de
travail, à la technologie, aux questions d’intérêt public et
l’appareil gouvernemental;
- Pour veiller à ce que le conseil d’administration dispose de
l’expérience et de l’expertise dans le domaine des questions
d’intérêt public et de l’appareil gouvernemental, le Comité
consultatif recommande que le conseil d’administration compte parmi
ses membres un sous-ministre ou un sous-ministre délégué, actuel ou
ancien;
- Le comité chargé de proposer les membres au conseil
d’administration devrait être au cœur de la relation de partenariat
en suggérant des nominations au conseil au gouvernement à des fins
d’examen et d’approbation;
- Les nominations au conseil d’administration devraient être pour
des mandats d’au moins cinq ans et être décalées pour assurer une
vision commune de la Société et la continuité au niveau du conseil;
- Le conseil d’administration devrait avoir le pouvoir de recruter,
nommer et évaluer le PDG et l’équipe de la haute direction, en
fonction des paramètres convenus avec l’actionnaire;
- Pour assurer une séparation adéquate entre le conseil
d’administration et la haute direction de Postes Canada, et pour
renforcer les responsabilités en matière de surveillance du conseil,
tout en gardant à l’esprit des pratiques de saine gouvernance, il
est recommandé que le PDG ne siège plus au conseil d’administration;
- Dans le contexte des responsabilités et de l’imputabilité accrues
du conseil d’administration, la rémunération des membres du conseil
devrait être examinée pour refléter adéquatement les responsabilités
et l’obligation de rendre compte qui lui sont imposées par le
gouvernement;
- En vue d’assurer l’entente entre le conseil d’administration et
l’actionnaire, les paramètres de la rémunération, l’évaluation et
les primes du PDG devraient être établis conjointement par le
conseil d’administration et le ministre en fonction des directives
générales élaborées par le gouvernement;
- Le conseil d’administration devrait assumer la responsabilité de
la relation de la Société avec l’actionnaire;
- Le conseil d’administration devrait examiner proactivement les
politiques sur la divulgation publique concernant les plans
d’entreprise et les rapports annuels afin de veiller à ce que les
Canadiens soient informés de manière adéquate et raisonnable.
Le conseil d’administration devrait également être responsable et
redevable du rendement et des résultats.
Clarification des pouvoirs et des responsabilités
Le Comité consultatif recommande que les pouvoirs et les responsabilités
du conseil d’administration et des organismes de surveillance du
gouvernement soient officiellement clarifiés et communiqués dans une entente
entre le gouvernement du Canada et Postes Canada. Cette entente devrait
contenir ce qui suit :
La clarification des pouvoirs du conseil d’administration :
- Emprunter des fonds sur le marché en fonction d’un niveau établi;
- Faire des acquisitions en fonction d’un niveau établi;
- Acheter et aliéner des propriétés;
- Établir des prix sur les marchés concurrentiels et recommander des
prix dans le secteur du privilège exclusif pour fin d’approbation par le
gouverneur en conseil;
- Modifier les instruments ou les moyens adoptés pour remplir
l’obligation d’assurer un service universel;
- Verser des dividendes;
- Exercer son autonomie pour investir et agir dans le cadre de marchés
nouveaux et directement connexes;
- Élaborer le plan d’entreprise et les budgets.
La clarification des pouvoirs du gouvernement :
- Établir des objectifs dans le Protocole de service et le Cadre
financier;
- Approuver les prix dans le secteur du privilège exclusif;
- Autoriser les dépenses et les investissements supérieurs au seuil
établi;
- Limiter le pouvoir d’emprunt du conseil d’administration à un
certain niveau;
- Approuver les plans d’entreprise, les budgets et les dividendes
requis;
- Établir une fiche de notation pour le rendement de la Société.
- Il devrait également y avoir une clarification et une articulation
officielles des pouvoirs, des responsabilités et des attentes du
ministère du portefeuille du ministre à l’appui des responsabilités de
surveillance des services postaux du gouvernement.
La communication entre l’actionnaire et la Société
-
Le Comité consultatif recommande une communication améliorée et
régulière entre le gouvernement et la Société. À tout le moins, cela
devrait comprendre ce qui suit :
- Des interactions et des communications régulières et
coordonnées entre le conseil d’administration et le ministre;
- Des consultations régulières entre le conseil d’administration
et le ministre en ce qui concerne les nominations au conseil et la
capacité de ce dernier, pour veiller à ce que toutes les nominations
au conseil soient de la meilleure qualité possible, en fonction de
l’expérience et de l’expertise, conformément aux exigences du
conseil;
- Un contact régulier et proactif entre la haute direction de
Postes Canada et les représentants du ministère au cours de la
préparation du plan d’entreprise pour assurer une vision commune de
ce qui est visé et inclus;
- L’établissement d’un processus pour l’évaluation du rendement de
la Société en fonction du Cadre financier et du Protocole de service
pour des discussions et des commentaires adéquats et opportuns sur
les résultats atteints;
- Une rencontre annuelle à huis clos entre le ministre et le
conseil d’administration.
Prix réglementés
-
Le Comité consultatif recommande que :
- L’utilisation d’une formule de plafonnement pour
l’établissement du tarif de base des lettres soit maintenue;
- Les augmentations prévues aux prix réglementés devraient être
incluses dans le plan d’entreprise pour les cinq années visées par le
plan afin que les changements proposés aux prix réglementés soient liés
au processus de planification et qu’ils en découlent;
- Les prix réglementés devraient représenter un juste équilibre entre
les besoins des consommateurs et le principe selon lequel les
utilisateurs devraient payer pour couvrir les coûts des services
postaux, et que l’établissement des prix devrait contribuer de manière
appropriée à l’autonomie financière de Postes Canada;
- Le programme d’établissement des prix devrait prévoir une phase de
consultation active des consommateurs;
- Un mécanisme de réglementation devrait être établi pour permettre au
gouverneur en conseil d’approuver des ajustements des prix à court terme
de façon exceptionnelle aux prix réglementés.
Prix non réglementés
- Le Comité consultatif recommande que la communication des
changements aux prix non réglementés soit rendue plus transparente en
exigeant que Postes Canada annonce publiquement ces changements aux prix
dans les journaux nationaux et sur son site Web, et qu’elle tienne un
processus de consultation sur les prix auprès des consommateurs.
Le renseignement postal dans le cadre du régime de gouvernance des postes
-
Le Comité consultatif recommande au gouvernement et à Postes Canada
d’encourager activement une symétrie accrue du renseignement postal et des
connaissances grâce à ce qui suit :
- L’établissement d’un groupe de travail permanent sur les services
postaux, composé de cadres supérieurs de Transports Canada et des organismes
centraux, qui travaillera en étroite collaboration avec Postes Canada dans
le but précis de développer proactivement une vision commune des questions,
des défis et des occasions découlant de la prestation des services postaux
aux Canadiens de manière autonome sur le plan financier et par la suite de
maintenir cette vision commune;
- Un échange régulier de personnel (par le biais de détachements) entre le
gouvernement et Postes Canada pour permettre à chacune des parties de cerner
les besoins et les attentes de l’autre;
- La facilitation d’une unité indépendante de recherche et de
renseignement postal en créant une chaire universitaire en études postales,
ainsi qu’un ou plusieurs programmes de chaires de recherche invitées du côté
du gouvernement ou de la Société.
- Le Comité consultatif recommande également que le renseignement postal
au sein du gouvernement soit renforcé grâce à un examen stratégique de
Postes Canada réalisé tous les cinq ans.
Conseils postaux
-
Le Comité consultatif recommande que Postes Canada crée ou maintienne des
conseils consultatifs postaux pour assurer la liaison entre la politique et
le processus décisionnel et le public canadien. Ces conseils pourraient
comprendre ce qui suit :
- Un conseil consultatif national de Postes Canada (actuellement en place)
pour jauger les tendances et les développements futurs;
- Un conseil des principaux utilisateurs de services postaux;
- Un conseil des services postaux ruraux;
- Un conseil des petites et moyennes entreprises.
Surveillance par deux ministères
-
À plus long terme, et surtout pour assurer la clarté des responsabilités,
des rôles et des attentes, le Comité consultatif recommande l’introduction
d’une structure de surveillance par deux ministères des services postaux au
Canada qui séparerait les questions financières (actionnaire) des questions
réglementaires/sociales. Cette séparation entre les droits du propriétaire
et la réglementation est une pratique opérationnelle normalisée au sein de
nombreux régimes postaux du monde industriel. Les administrations postales
de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sont exploitées selon ce modèle
depuis plusieurs années. Le Comité consultatif recommande la structure
suivante pour le Canada :
-
Le conseil d’administration interagirait directement, pour ce qui est
des questions réglementaires ou sociales, avec le ministre d’un
ministère du programme (actuellement le ministre des Transports) en ce
qui concerne l’obligation d’assurer un service universel et les
questions relatives au Protocole de service. L’établissement des prix
des produits réglementés et les questions connexes seraient également
traités selon ce rapport;
-
Le conseil d’administration et Postes Canada interagiraient directement,
pour ce qui est des questions financières – dividendes, profits,
financement–avec le ministre des Finances à qui seraient assignées les
responsabilités financières/de l’actionnaire de maintenir ou accroître
la valeur pour l’actionnaire. Les attentes et les objectifs financiers
seraient examinés et déterminés dans cette interaction;
-
Le groupe de travail interministériel recommandé précédemment jouerait
un rôle intégral en ce qui a trait à la coordination des interactions du
gouvernement avec Postes Canada.
Vous trouverez, à l’appendice H, un autre examen du modèle proposé de
surveillance par deux ministères pour le Canada.

Document de concept à des fins de discussion
Énoncé des principes sous-jacents
- Le gouvernement du Canada (le gouvernement) et la Société canadienne
des postes (Postes Canada) ont à cœur de fournir un service postal
universel de grande qualité aux Canadiens peu importe où ils vivent au
Canada, comme il est énoncé dans le présent Protocole de service
proposé;
- Le gouvernement et Postes Canada s’engagent à travailler
proactivement ensemble pour assurer une vision commune des questions, des
défis et des occasions qui existent relativement à la prestation de
services postaux acceptables aux Canadiens de manière autonome sur le plan
financier;
- Le gouvernement et Postes Canada souscrivent à un processus de
consultation des groupes concernés pour établir des processus et/ou des
développements qui sont conçus pour améliorer, modifier ou garantir la
prestation d’un service postal universel;
- Le gouvernement et Postes Canada conviennent que le maintien
d’un système postal universel de grande qualité pour les Canadiens
dépend des mesures visant à établir l’autonomie financière de Postes
Canada (voir le Cadre financier révisé proposé);
- Le gouvernement et Postes Canada conviennent que, dans la mesure où le
présent protocole est dynamique, des changements seront apportés par
consentement mutuel et en consultation lorsque c’est possible,
chacune des parties reconnaissant et respectant le pouvoir et
l’obligation de rendre compte de l’autre.
Obligation d’assurer un service
universel
- Postes Canada doit maintenir un service postal universel, efficace et
économiquement viable.
- L’obligation d’ass
urer un service universel comprend les
éléments de base suivants :
- Tout résidant du Canada sera en mesure de communiquer, de faire
des affaires, de recevoir ou d’envoyer des lettres, des colis ou
des publications (livres, magazines, périodiques et journaux) par la
poste à partir de n’importe quelle adresse au Canada, et à
destination et en provenance d’autres pays;
- Il y aura des réseaux de cueillette, de livraison et d’accès
(vente au détail) qui permettront de le faire de manière opportune et
convenable;
- Un service postal gratuit sera offert pour les documents à
l’usage des aveugles;
- L’obligation d’assurer un service universel sera
remplie en fonction de normes de service raisonnables et à des tarifs
abordables et raisonnables, y compris un tarif unique pour la
poste-lettres.
- L’obligation d’assurer un service universel
s’appliquera aux résidants individuels du Canada et aux entreprises
exploitées au Canada.
- Le gouvernement et Postes Canada reconnaissent que la prestation de
services postaux en milieu rural au Canada fait partie intégrante de
l’obligation d’assurer un service universel de Postes
Canada.
Secteur exclusif
- Le gouvernement du Canada octroie à Postes Canada le privilège exclusif de ramasser,
d’acheminer et de livrer des lettres au Canada en vertu des dispositions de la Loi sur la Société
canadienne des postes pour soutenir les coûts de l’obligation d’assurer un service universel.
Cela s’applique à la poste-lettres du régime intérieur et au courrier international de départ
à moins de changements à la loi.
Normes de livraison
- Postes Canada livrera des colis, des lettres et des publications
quotidiennement (ce qui signifie tous les jours ouvrables, du lundi au
vendredi, sauf les jours fériés).
- Postes Canada s’engage à livrer :
- Au moins X* % du
courrier local dans un délai de deux jours ouvrables;
- Au moins X* % du courrier régional dans un délai de trois
jours ouvrables;
- Au moins X* % du courrier national dans un délai de quatre
jours ouvrables.
- Postes Canada s’engage à garantir :
- Un service quotidien à au moins X* % de la population
canadienne;
- Un service trois fois par semaine à au moins X* % de la population
canadienne;
- Un service hebdomadaire à 100 %* de la population canadienne;
- Postes Canada fournira au gouvernement une liste de toutes les
collectivités qui ne reçoivent pas un service quotidien, avec une
justification appropriée.
- La formule et la liste décrite à l’article (8) seront rendues
publiques et examinées régulièrement. Tous les changements à cette liste
sont assujettis aux procédures prescrites.
Réseau de vente au détail
- Postes Canada fournira un réseau de comptoirs postaux sous
différentes formes – bureaux de la Société, comptoirs postaux privés
dans des installations commerciales et autres. Le comptoir postal
utilisé dans une collectivité quelconque devrait être approprié aux
circonstances. Il devrait y avoir, à tout le moins, X* comptoirs postaux
au total au Canada.
- Postes Canada pourra envisager des changements au réseau de
comptoirs postaux, sous réserve des procédures prescrites.
- Dans le cadre de son rapport annuel, Postes Canada devrait présenter
une évaluation de la rentabilité et de la viabilité financière des modes
et des options de prestation des comptoirs postaux, afin que les
décideurs et les Canadiens puissent évaluer l’optimisation des
ressources caractérisant chacun des instruments d’exécution.
Le réseau postal rural
-
Le gouvernement et Postes Canada conviennent d’adopter une nouvelle
définition du terme « rural » à des fins postales avec comme point
de départ l’énoncé suivant :
« collectivités de 10 000 habitants ou moins ».
-
Pour veiller à ce que les besoins en matière de services ruraux au
Canada soient comblés de manière continue et pour fournir à Postes
Canada la souplesse opérationnelle nécessaire lui permettant de
remplir les obligations continues à l’égard de l’actionnaire, les
dispositions qui suivent entreront en vigueur lors de l’adoption du
présent protocole :
-
Tous les comptoirs postaux actifs en place au moment de l’entrée
en vigueur du protocole devraient demeurer en service à moins de
réductions aux niveaux de service effectuées conformément au
présent protocole;
-
À des fins de clarté, Postes Canada dressera une liste reflétant
tous les comptoirs postaux actifs et les niveaux de service
offerts par chacun d’eux à la date d’entrée en vigueur;
- À des fins de clarté, un changement pour passer d’un comptoir postal de la
Société à un comptoir postal privé, ou vice versa, n’est pas considéré comme une
fermeture ou un changement du niveau de service;
- Pour veiller à ce que les Canadiens qui habitent en milieu rural continuent
de recevoir des niveaux de service acceptables dans le futur, un modèle axé sur
la proximité **** précisant les distances d’accès aux comptoirs postaux sera
adopté;
- Les critères de distance axés sur la proximité intégrés au modèle seront
les suivants :
- Au total, 100 % des Canadiens devraient avoir un accès généralement équivalent à celui accessible en date de l’entrée en vigueur du protocole **,
à moins que des changements soient apportés conformément aux
procédures prescrites;
- Au total, 98 % des Canadiens devraient avoir accès à un
comptoir postal dans un rayon de 15 kilomètres de leur
domicile**;
- Au total, 80 % des foyers situés en milieu rural
devraient avoir accès à un comptoir postal dans un rayon de
7,5 kilomètres de leur domicile**;
- Pour fournir plus de certitude, Postes Canada devra
maintenir un minimum de Z = (Y-20) comptoirs postaux en Canada
rural, Y équivalant au nombre de comptoirs postaux actifs en
service lors de l’entrée en vigueur de ce protocole. (À noter :
20 comptoirs postaux ont été choisis pour donner à Postes Canada
une souplesse suffisante pour composer avec les questions
émergentes et pour que l’approche soit mise à l’essai
adéquatement);
- Le nombre minimal de comptoirs postaux ruraux actifs, soit
Z, peut être réduit seulement grâce à un processus distinct et
précis prescrit par le ministre et doit être examiné en
parallèle avec le plan d’entreprise annuel, mais approuvé
séparément de ce dernier;
- Des consultations auprès des collectivités *** réalisées par
Postes Canada devront faire partie intégrante de toute fermeture
ou rationalisation d’un comptoir postal local qui pourrait être
effectuée après consultation avec des administrations locales;
- L’ombudsman est désigné à titre de partie à qui les
collectivités ou les parties concernées directement peuvent
loger des plaintes directes relativement au processus ou à
l’approche utilisée par Postes Canada en fonction d’une
collectivité précise. L’ombudsman fournira ses conclusions et
toutes mesures recommandées au président du conseil
d’administration à des fins d’examen et de suivi;
- Le conseil d’administration devra rendre compte au ministre
responsable de la conformité de Postes Canada aux paramètres
requis susmentionnés. Le président du conseil d’administration
devra faire rapport des fermetures, des rationalisations et du
niveau de préoccupation de la collectivité au sujet des
résultats au ministre dans le cadre de la rencontre annuelle
entre le ministre et le conseil d’administration ou sur demande
du ministre.
Modes de livraison
- Postes Canada livrera le courrier en utilisant une
variété de modes de livraison – service de livraison à domicile,
boîtes postales communautaires, boîtes postales dans les comptoirs
postaux, livraison aux boîtes aux lettres au bout des entrées de
cour et autres. Le mode de livraison utilisé dans une collectivité
devrait être approprié aux circonstances.
- Postes Canada peut envisager des changements au réseau de
livraison et soumettre des propositions au gouvernement à des fins
d’examen dans le cadre du processus de planification annuel de la
Société;
- Dans le cadre de son rapport annuel, Postes Canada devrait
présenter une évaluation de la rentabilité et de la viabilité
financière des modes et des options de livraison, afin que les
décideurs et les Canadiens puissent évaluer l’optimisation des
ressources caractérisant chacun des instruments d’exécution.
Prix réglementés
- Les tarifs des timbres du régime intérieur et du régime
international pour les lettres de moins de 500 grammes seront
établis dans le Règlement sur les envois poste-lettres et le prix
sera uniforme peu importe la distance parcourue.
- En plus des exigences décrites dans la Loi sur la Société
canadienne des postes, Postes Canada accepte d’annoncer publiquement
les changements proposés aux tarifs des envois poste-lettres
réglementés dans les journaux nationaux et sur le site Web de la
Société, et de consulter activement les consommateurs relativement
aux changements proposés.
Prix non réglementés
- Postes Canada s’engage à fournir aux Canadiens concernés
l’information disponible opportune sur les augmentations futures prévues
des tarifs non réglementés du courrier pour offrir une occasion
suffisante de commenter les changements ou d’y réagir et pour donner aux
utilisateurs commerciaux un délai raisonnable pour adapter leurs
pratiques et leurs modèles commerciaux.
Assurance de la conformité
- Si le ministre reçoit une allégation signifiant que Postes Canada
ne se conforme pas aux conditions du Protocole de service, le
ministre transmettra l’allégation à Postes Canada à des fins
d’enquête ou de suivi, selon ce que le ministre juge approprié.
Lorsqu’elle reçoit une allégation de ce genre, Postes Canada doit
consulter le ministre en temps opportun en ce qui a trait à
l’exactitude de l’allégation, l’aviser des mesures qui ont été
prises pour résoudre la question à ce jour et des mesures
correctives qui pourront être nécessaires. En dernière instance, le
ministre doit décider si les mesures prises sont acceptables et
appropriées.
- Le présent protocole est une entente entre le gouvernement du
Canada et Postes Canada. Il ne vise à établir ni droit ni obligation
pour aucune autre partie.
Examens et modifications
-
Le gouvernement et Postes Canada examineront les faits nouveaux dans
le cadre du Protocole de service chaque année pour :
- Examiner la mesure dans laquelle les objectifs du Protocole de service sont actuellement atteints;
- Cerner et évaluer les facteurs qui pourraient avoir une incidence physique sur le rendement futur du protocole;
- Déterminer les secteurs potentiels où des modifications ou des révisions pourraient se révéler réalisables
ou justifiés pour relever les défis actuels et futurs liés à l’atteinte des objectifs de service.
- Postes Canada inclura un rapport sur le rendement
du Protocole de service dans son rapport annuel.
- Les modifications au présent protocole seront assujetties aux
procédures distinctes prescrites.
- Le gouvernement et Postes Canada ont convenu d’examiner,
d’évaluer et de renouveler le Protocole de service tous les cinq
ans.
*
Étant donné que les
Canadiens sont généralement satisfaits des services postaux, il est
recommandé que les chiffres/pourcentages soient ceux actuellement en
place et/ou publiquement annoncés par Postes Canada (sous réserve d’une
vérification) à la date d’entrée en vigueur du protocole.
**
Postes Canada devrait être tenue de fournir des données
à jour et vérifiables, qui serviront de « points de repère » au moment de l’entrée en vigueur du
protocole. Il est entendu que le modèle axé sur la proximité pourrait nécessiter des ajustements si les
« faits réels » s’écartent de manière importante des pourcentages proposés ou si le besoin de modifications est signalé.
***
Postes Canada a en place un processus proactif de consultation
des collectivités qui devrait jeter les bases des consultations futures auprès des collectivités.
Il est recommandé qu’un examen de la satisfaction générale des collectivités récemment engagées
dans ce processus soit entrepris et que des ajustements soient
apportés au processus lorsque jugé approprié en fonction des résultats.
****
Il est recommandé qu’une consultation avec un échantillon représentatif des
Canadiens qui vivent en milieu rural soit entreprise pour vérifier la pertinence/l’acceptabilité du modèle
proposé axé sur la proximité.

Cas dynamique reflétant la modernisation
NOTES
*
Le présent cadre a été préparé par TDSI aux fins de l’examen et à titre
d’illustration des changements que le Cadre financier peut subir à
mesure que Postes Canada effectue la transition vers un état permanent
tant sur le plan financier que sur le plan opérationnel. Les
coefficients ont été calculés après l’examen des caractéristiques et des
modèles financiers d’entreprises dans le secteur des télécommunications,
des pipelines et des services publics, des services de messagerie et
ceux d’administrations postales homologues.
- Phase d’investissement : La phase
intensive de dépenses en capital en vue de la modernisation comprend
des dépenses opérationnelles ponctuelles et des dépenses en intérêt
accrues qui pourraient temporairement avoir un impact sur la
rentabilité. Il serait donc approprié de suspendre le versement de
dividendes pour faciliter le réinvestissement. Cette phase devrait
se traduire par une fourchette élargie pour ce qui est de la
structure de capital.
- Phase de transition : Cette phase se traduira par le déclin de
l’intensité des dépenses en capital. Les économies ciblées commenceront à être réalisées et les
versements des dividendes reprendront à des niveaux réduits.
- État permanent : L’intensité des dépenses en capital retourne au niveau
de maintien à mesure que le programme de modernisation se concrétise. L’élaboration d’un Cadre financier
révisé pour l’état permanent serait appropriée. Un flux de trésorerie serait disponible pour financer la
prochaine phase d’investissement (modification,
rénovations et/ou le prochain plan de modernisation).
- BAIIDAL fait référence aux bénéfices avant intérêts et impôts,
à la dépréciation, à l’amortissement et au loyer. Ce coefficient est un indicateur
du rendement financier et de la rentabilité. Le coefficient dette/ BAIIDAL démontre
la dette par rapport au flux de trésorerie. Un coefficient inférieur à la fourchette
peut indiquer que Postes Canada est sous-financée et un coefficient supérieur à la
fourchette peut indiquer que Postes Canada est surendettée.
- Le coefficient de la dette/ capital
investi fournit une évaluation de la façon dont la Société optimise ses capitaux.
Une fois atteints, ces deux ratios appuieront la capacité de Postes Canada à obtenir
une cote d’évaluation d’investissements appropriée pour être en mesure d’avoir accès
aux marchés des capitaux d’emprunt.
- La liquidité de Postes Canada peut être évaluée par
le BAIIDAL moins les dépenses en capitalisation, divisé par le ratio dépenses en
capital/intérêts, dépenses en capitalisation faisant référence aux dépenses en capital
liées à l’entretien. Ce ratio démontre la capacité de la Société à produire un flux de
trésorerie suffisant pour couvrir les frais d’intérêts une fois les dépenses en capital
liées à l’entretien engagées. Le ratio reflète une estimation des fonds renouvelables
produits par les activités qui peuvent être
utilisés pour couvrir la dette et les coûts de location.
- BAIIDA – bénéfices avant intérêts et impôts, dépréciation et amortissement –
est un bon indicateur de la rentabilité et est un indicateur très répandu pour
évaluer les fonds récurrents produits.
- RCP – Le rendement des capitaux propres fournit une
indication approximative du rendement que Postes Canada
devra démontrer au marché afin d’être en mesure d’attirer des investisseurs.
- Le ratio dividendes/bénéfice est un autre indicateur mandataire du niveau que Postes Canada
devra atteindre pour être en mesure d’attirer des investisseurs.
- La cote de solvabilité sera déterminée par les
agences de notation en tenant compte des risques inhérents aux
activités de Postes Canada, de son rendement financier, de la force
de son monopole et du soutien implicite fourni par son actionnaire.
(x) Contrats de location-exploitation incorporés en utilisant un multiplicateur de 7,0X
(y) Les intérêts comprennent les dépenses liées aux baux
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